Sarkozy pense quand même à l'après-retraites
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Chaque jour, Nicolas Sarkozy réunit les ministres concernés par le conflit des retraites. Ils sont de plus en plus nombreux autour du chef de l'État. Chaque jour, le même message est délivré à l'issue d'une heure de conciliabules élyséens : le président est « attentif » à la colère qui s'exprime sous des formes diverses, et parfois inquiétantes, mais il reste « ferme », notamment sur les mesures d'âge qui cristallisent la contestation. « Cette réforme est essentielle, la France s'y est engagée, la France la mettra en oeuvre, comme nos amis allemands ont mis en oeuvre il y a quelques années une réforme des retraites », a déclaré lundi à Deauville Nicolas Sarkozy. « La réforme sera votée », avait déjà indiqué, dimanche, François Fillon. « Le Premier ministre n'est pas ferme, il est fermé », a ironisé lundi le socialiste François Hollande. Conscients d'avoir en partie perdu la bataille de l'opinion, le chef de l'État et le gouvernement sont à la recherche de nouveaux arguments pédagogiques pour défendre la réforme emblématique du quinquennat. Pour dissuader les lycéens de descendre dans la rue, les ministres et les responsables de l'UMP tentent ainsi d'expliquer que le travail des seniors ne favorise pas le chômage des jeunes.Sauf imprévu (un incident grave lors d'une manifestation), Nicolas Sarkozy s'en tient à son calendrier. « Garder les mains libres »À l'Élysée, on précise que, après la « séquence parlementaire » sur les retraites, le chef de l'État enchaînera début novembre avec une « séquence internationale » fournie : visite du président chinois, Hu Jintao, à Paris, sommet franco-britannique à Portsmouth, et G20 en Corée, notamment. Le remaniement devrait n'intervenir que dans la foulée, vers le 15 novembre. « Il n'y a pas de précipitation », souligne l'Élysée, qui exclut aussi une intervention télévisée présidentielle dans un avenir proche.Un responsable de la majorité estime que le « casting » du prochain gouvernement est quasiment arrêté (Jean-Louis Borloo tiendrait décidément la corde pour Matignon) mais ajoute aussitôt que le chef de l'État doit « garder les mains libres » pour pouvoir utiliser le remaniement comme une réponse politique à une éventuelle crise sociale de grande ampleur. Hélène Fontanaud
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