Selon l'ocde, deux économies qui tournent au ralenti
La Tribune
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Lors du sommet de Lisbonne ce samedi, Barack Obama et Herman Van Rompuy pourront se lamenter sur les difficultés des États-Unis et de l'Union européenne à s'extirper de la crise. Les deux zones sont à la traîne de la reprise mondiale. Et, pour une fois, le Vieux Continent n'a pas grand-chose à envier aux États-Unis. Les économistes de l'OCDE ont en effet revu à la baisse leurs prévisions de croissance pour les États-Unis. L'OCDE table désormais sur une croissance de la première économie mondiale de 2,7 % en 2010 (contre 3,2 % auparavant) et 2,2 % en 2011 (contre 3,2 %). La zone euro croîtrait pour sa part de 1,7 % cette année et d'autant l'an prochain. « La reprise est toujours sur les rails, mais elle a été plus hésitante depuis le début de l'année », s'inquiète le secrétaire général de l'OCDE Angel Gurria. Il veut toutefois croire que ce trou d'air sera « de courte durée », avec un rebond progressif d'ici 2012. Après une croissance mondiale de 4,6 % attendue cette année, le club des pays riches prévoit désormais une petite rechute l'an prochain, à 4,2 %, puis un nouveau rebond en 2012, à 4,6 %. Le hiatus entre pays développés et pays émergents reste entier. La croissance atteindrait dans ces économies en plein décollage 5,8 % en 2010 et 5,9 % en 2011, selon les économistes de BNP Paribas. La prévision étant un art difficile - surtout lorsqu'elle concerne l'avenir pour reprendre l'aphorisme de Pierre Dac - l'OCDE souligne que son scénario central comporte également des aléas à la baisse mais aussi à la hausse. Le chef économiste de l' OCDE Pier Carlo Padoan souligne la santé encore vacillante de l'immobilier aux États-Unis, qui pourrait nuire à la convalescence des ménages américains, principaux consommateurs de la planète. Côté positif, il souligne que les entreprises dégagent des profits importants et que l'investissement pourrait surprendre à la hausse. X. H.
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