« La relation transatlantique, c'est 1 milliard chaque jour d'échange commercial »

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STRONG>João Vale de Almeida Nouvel ambassadeur de l'Union européenne à Washington DC PosteEntrepriseÀ la veille du sommet UE-États-Unis de ce samedi, les Américains croient-ils encore dans l'Union européenne ?La relation transatlantique, c'est 1 milliard de dollars chaque jour en échange commercial. L'investissement des États-Unis aux Pays-Bas, qui est un pays moyen de l'Union, représente 9 fois l'investissement américain en Chine ! C'est donc une relation importante ! C'est vrai que, avec le traité de Lisbonne, il y a eu des attentes très fortes du côté américain, de même qu'avec l'élection du président Obama, du côté européen. Peut-être que ces attentes étaient excessives et qu'elles ont pu créer des frustrations. Mais les choses ont commencé à changer. Les Américains se sont rendus compte qu'il faudrait laisser un peu plus de temps au traité de Lisbonne pour vraiment produire des résultats et nous avons compris que ce qu'on avait cru être un manque d'intérêt était simplement une gestion de l'agenda politique américain. Avec ce sommet, la relation est dynamique et relancée. Barack Obama, qui n'avait pas gardé un bon souvenir de son premier sommet en 2009 avec l'UE à Prague, avait annulé quelques mois plus tard le sommet UE-États-Unis prévu en Espagne. Cette fois, il l'organise en marge d'un sommet de l'Otan à Lisbonne. La relation entre Bruxelles et Washington est-elle si difficile ? Le plus important est que nos dirigeants se voient. Il faut que le président Obama puisse bien comprendre le nouveau système. Il n'a pas à voir les 27 comme à Prague au début de son mandat et il n'a plus à voir une présidence de l'UE qui change tous les 6 mois... À présent, il y a une constance des interlocuteurs européens qui sont bien identifiés et c'est un atout. Nos partenaires vont se rendre compte que ça facilite et améliore les liens. L'important est de commencer la deuxième partie du mandat du président Obama avec une volonté claire d'approfondir la relation transatlantique, sans pour autant exclure d'investir en Asie, en Afrique ou en Amérique latine.Propos recueillis par Yann-Antony Noghès, à Washingto

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