La Commission européenne avance prudemment pour réformer la PAC

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Le commissaire européen à l'Agriculture Dacian Ciolos a présenté jeudi ses idées pour réformer la politique agricole commune (PAC) après 2013. « La PAC ne concerne pas uniquement les agriculteurs, mais tous les citoyens de l'UE, en leur qualité de consommateurs et de contribuables. Il est donc important de concevoir une politique qui soit plus compréhensible pour le grand public », a déclaré le Commissaire roumain, soucieux de fédérer les points de vue entre les États membres qui se satisferaient d'un statu quo et ceux qui, comme le Royaume-Uni, souhaitent une réforme radicale. La Commission se limite pour l'heure à des orientations générales car aucun accord ne pourra être conclu tant que l'on ne connaîtra pas le futur budget de la politique agricole, a priori pas avant fin 2012, une fois les élections en France et en Allemagne passées. Certains États membres s'estimant désavantagés par rapport à d'autres en matière de subventions, le Roumain propose un réaménagement des aides directes aux agriculteurs pour les « verdir » et mieux les répartir en faisant plus attention à l'emploi et aux petites exploitations. Travailler sur la transparenceLa Commission veut également travailler sur la transparence de la chaîne alimentaire et examiner de nouveaux outils pour lutter contre la volatilité excessive des prix des matières premières agricoles. « Les réformes successives ayant davantage axé l'agriculture européenne sur le marché, ces mécanismes ont été réduits à des mesures du type ?filet de sécurité? à tel point que les stocks publics ont pratiquement disparu. Alors qu'en 1991 encore les mesures de marché représentaient 92 % des dépenses de la PAC, leur part dans le budget ne s'élevait plus qu'à 7 % en 2009 », constate un document de la Commission. « C'est une vraie inflexion par rapport à l'idée depuis quinze ans que seul le marché devait tout maîtriser », estime Michel Dantin. L'eurodéputé UMP appelle à une modification du droit de la concurrence, principalement pour permettre aux 14,6 millions d'agriculteurs européens actuellement dispersés de mieux faire face aux six grands distributeurs. La Commission présentera des propositions législatives à la mi-2011.Y.-A. N., à Bruxelle

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