• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
ÉconomieUnion européenneLégislatives 2017FranceLe Monde d'aprèsGrippe ACrédit impôt recherche : nos conseils avec SubventiumPrésidentielle 2022Industrie dans nos territoiresLégislatives 2024InternationalLe G20 en six leçonsPrésidentielle américaine 2024PolitiquePrésidentielle 2017

Divergences entre Paris et Berlin : le commentaire d'un Français en Allemagne....

La Tribune

Publié le 20 mars 2010 à 11:35 - Mis à jour le 20 mars 2010 à 11:35

L'essentiel de l'actualité

jeudi 4 juin

  • Legrand va supprimer 178 postes en France d'ici à 2028
  • Entretien automobile : 40 % des contrôles de la Répression des fraudes ont révélé des « manquements » en 2024
  • Le ministre français de l'Economie critique les nouveaux droits de douane de Trump
  • SpaceX vise une valorisation totale de 1 765 milliards de dollars pour son entrée en Bourse
  • Programmation militaire : Lecornu appelle le Parlement à « trouver une solution » pour voter la loi
Voir plus

Le Quotidien Numérique

05 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    « Nous pensions être face à une crise conjoncturelle. Elle est devenue structurelle » : Lavazza pris dans la tempête du marché du café

  • 2

    Budget : la sombre prévision de la Commission européenne pour la France

  • 3

    JO 2030 : « Nice fera ce qu’elle souhaite du projet de village olympique, mais la Solideo le stoppe »

  • 4

    Alice Taglioni, actrice et pianiste : « J’aurais adoré faire partie d’une bande de copines, mais on me renvoyait sans cesse à ma singularité »

  • 5

    Fer guinéen : 6 mois après ses premières expéditions vers la Chine, Simandou monte en puissance

  • 6

    « Certaines personnes en ont peur, mais moi, j’ai confiance » : Au Kazakhstan, l'État du tout-IA où les citoyens payent avec les lignes de leur main

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection

Par Romaric Godin Christine Lagarde aurait dû se souvenir d'Azincourt. Comme la chevalerie française qui croyait alors ne faire qu'une bouchée du petit nombre d'archers anglais dispersés, elle a chargé le modèle économique allemand, s'imaginant sans doute que les dissensions au sein de la coalition berlinoise lui ouvriraient la porte de Brandebourg. Mais l'Allemagne entière a serré les rangs autour des vertus de son modèle. Et, comme à Azincourt, elle n'avait guère de réserves à opposer à cette contre-attaque. Il était alors aisé à Berlin ou à Francfort d'ironiser sur « la jalousie » de la Ministre et de donner quelques leçons de compétitivité à une économie française molle et désindustrialisée. Cette inconscience tactique pourrait pourtant produire des conséquences plus vastes : celles de voir ce modèle économique allemand s'imposer comme celui de la future politique européenne commune. Déjà Angela Merkel a prévenu, avec des accents très nietzschéens, qu'il n'était pas question que les « faibles » imposent aux « forts » leurs conditions. Rassurée grâce aux attaques françaises sur les vertus de ses choix, l'Allemagne entend donc bien ne pas céder à la puissance de la misère. Une croissance faible et beaucoup de précaritéMais le risque devient alors immense qu'elle impose au continent la misère de sa puissance. Car si le modèle allemand permet à ses entreprises de gagner des parts de marché, il peine à créer de la croissance. Au cours des dix dernières années, l'Allemagne affiche une croissance annuelle moyenne d'à peine 1 %, contre 1,3 % pour la zone euro et 1,8 % pour la France. Le pays n'a pu dépasser la moyenne européenne que deux fois en dix ans, en 2006 et 2008, lorsque le commerce mondial était rayonnant. Maigre bilan qui s'amenuise encore lorsque l'on constate, malgré les promesses de Gerhard Schröder, que cette politique de l'offre n'a pas tenu ses promesses de redistribution. Aujourd'hui, 6,52 millions d'Allemands vivent encore avec les minimums sociaux, en moyenne, 446 euros mensuels. Ils sont 450.000 de moins qu'en 2006, certes, mais ils vivent aussi avec 20 euros de moins qu'alors. Et si le chômage a baissé, la précarité a envahi le marché du travail, des salaires de misère ont vu le jour, alimenté par ce cas unique en Europe : l'inexistence d'un salaire minimum. Là encore, le bilan est donc bien maigre, mais il n'est pas fini. Sans ressources sur leurs marchés intérieurs, les banques allemandes sont allées chercher de la croissance ailleurs, souvent -- comme dans le cas d'Hypo Real ou des Landesbanken -- en prenant des risques inconsidérés. Elles ne doivent aujourd'hui leur survie qu'à la générosité publique. Et n'est-ce pas la faiblesse de la demande intérieure qui a provoqué la faillite de Karstadt et le retard allemand dans le secteur en croissance de la vente en ligne ? Une compétitivité paralysée par la criseOui, l'Allemagne est puissante, mais sa puissance est faible. Et impuissante. La croissance allemande dépend entièrement de l'évolution du commerce mondial sur laquelle elle n'a aucune prise. Sa compétitivité ne peut rien contre une crise mondiale comme celle de 2009 et, en attendant les effets du plan de relance chinois sur son économie, l'Etat ne peut que limiter la casse. En deux ans, il aura dépensé pas moins de 120 milliards d'euros pour réduire le recul du PIB à 5 % l'an dernier et s'offrir une croissance de 1,2 % cette année ! Cette impuissance, les entreprises pourraient la découvrir également. Car les tant vantées PME du Bade-Wurtemberg pourront-elles éternellement lutter face à des groupes chinois qui produisent mieux et moins cher ? Déjà, dans le secteur de l'énergie solaire, la compétitivité allemande n'est plus qu'un mirage face aux produits asiatiques. Seule vertu : éviter l'inflationLe modèle allemand n'a, en réalité, qu'une vertu : en comprimant la demande, il évite l'inflation. Et de fait, depuis dix ans, les prix croissent moins vite outre-Rhin que dans la zone euro. Ce modèle rappelle ces bourgeois d'Issoudun décrits par Balzac dans La Rabouilleuse qui refusent de voir passer la route de Paris à Toulouse « en objectant que si la grande route traversait leur ville, les vivres augmenteraient de prix et l'on serait exposé à payer les poulets trente sous ». Cette route, c'est celle de la croissance que l'Allemagne a sacrifiée sur l'autel de la stabilité. Face aux appels des responsables allemands qui invitent le reste de l'Europe à faire « comme eux », l'Europe doit de façon urgente se demander si son besoin le plus urgent est celui de la stabilité ou de la croissance.

La Tribune

Sur le même sujet

  • 1

    Nouveaux droits de douane : les États-Unis infléchissent leur offensive face à Bruxelles

  • 2

    « 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir

  • 3

    « C’est le bon moment pour investir dans l'immobilier » : malgré la crise du logement, un nouveau fonds d'investissement se lance

  • 4

    Pêche : la transformation artisanale, une solution pour survivre ?