D'autres pays européens sur la dynamique allemande

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Chaînes de montage ou chaîne de valeur ? Les premières, sur lesquelles sont assemblées Porsche et Audi, en Slovaquie ou en République tchèque, illustrent l'intégration à la deuxième, la chaîne de valeur allemande. En servant de sous-traitants à l'Allemagne, ces pays sont certes dépendants des succès allemands à l'exportation, et ont payé le prix fort pendant la crise, qui avait porté un coup sérieux aux échanges internationaux. A mesure que les exportations allemandes repartent, ils peuvent de nouveau surfer sur cette vague. D'ailleurs, les pays qui réussissent aujourd'hui à afficher des prévisions de croissance confortables sont ceux qui, de près ou de loin, ont un rapport avec l'Allemagne. Par le biais de la sous-traitance, comme la Slovaquie et la République tchèque, deux pays qui devraient, selon les pronostics de Natixis, afficher une progression de leur PIB sur 2010 de 3,1 % pour la Slovaquie et de 2 % pour la République tchèque. Ou tout simplement parce qu'ils partagent certaines caractéristiques avec l'Allemagne. zone d'influenceCela peut être, comme dans le cas de l'Autriche et de la Suisse (qui devraient, selon les prévisions de Natixis, réaliser des taux de croissance pour 2010 de 1,6 % et de 2 % respectivement), parce qu'il existe encore un lien commercial fort, du fait de l'ancienne zone d'influence du deutschmark. Ou bien, tout simplement, parce que l'économie de certains pays, tels la Belgique ou les Pays Bas, ont, à l'image de l'Allemagne, un taux d'ouverture très fort (plus de 50 % pour ces deux derniers pays). Autrement dit, ils profitent du fait que l'Asie notamment, retrouve son appétit pour les produits « made in Europe », et exportent à qui mieux mieux. Enfin, la ligne de démarcation va jusqu'à une autre caractéristique : celle d'un taux d'épargne élevé. L'on retrouve dans ce cas l'Allemagne, les Pays-Bas, mais aussi la Chine et le Japon. A l'inverse des Etats-Unis, des pays Baltes ou du Royaume-Uni, ces pays peuvent ainsi se permettre d'investir. Or l'investissement est promesse de croissance. L.J. B.

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