Hi-media serre les vis après une acquisition mal digérée
La Tribune
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Serrer les coûts, arrêter les acquisitions et faire remonter le niveau de rentabilité de la société, telle est la feuille de route de Cyril Zimmermann, le PDG de Hi-media. Il faut dire que le cours de Bourse de la régie de publicité en ligne affiche un recul de 40 % depuis le début de l'année. Après la crise de 2009, le marché de la publicité est reparti à la hausse. « En France, le marché qui pèse un tiers de notre activité, a progressé de 5 % au premier semestre. La croissance devrait être de 5 % à 10 % au second semestre, et Hi-media sera légèrement supérieur au march頻, indique à « La Tribune » le PDG. Les derniers mois n'ont pas été de tout repos pour la société, qui a dû régler un certain nombre de problèmes qui se sont soldés au premier semestre par une perte nette de 63 millions d'euros sur un chiffre d'affaires de 108 millions. La vitesse d'intégration de son concurrent AdLink, racheté à la mi-2009 avait été mal évaluée. « AdLink est une bonne acquisition qui nous a permis de quasiment doubler notre chiffre d'affaires dans la publicité et d'avoir une échelle européenne. Mais nous avons été trop optimistes sur les délais. Nous pensions qu'il nous faudrait six mois pour l'intégrer, en fait c'est plutôt douze », explique Cyril Zimmermann. Ce dernier a dû changer le management d'AdLink aux Pays-Bas et en Allemagne, deux bureaux dont les résultats n'étaient pas au rendez-vous. Hi-media avait déboursé 29,4 millions d'euros pour la reprise d'AdLink, qui a donné l'occasion à son ancien propriétaire de devenir le premier actionnaire de la régie française avec 10,5 % du capital.Plus douloureux, Hi-media a ramené pratiquement à zéro la valeur comptable du site de partage de photos Fotolog, acquis en 2007 pour 66 millions d'euros. « L'audience s'effondre car Facebook capte toute l'audience des réseaux sociaux. Le site est déficitaire depuis 2010 », explique Cyril Zimmermann. Les équipes ont été fortement réduites, et le PDG veut maintenant se concentrer sur les sites de contenus qui marchent comme Jeuxvideo.com et restructurer certains petits sites du groupe, dont les résultats sont insuffisants. La solution MicropaiementPour se rapprocher de la barre des 10 % de marge opérationnelle, qu'Hi-media connaissait encore en 2008, la régie va s'appuyer sur ses solutions de micropaiement, une activité qui génère la moitié de son chiffre d'affaires. « Il y a de plus en plus de synergies entre la régie publicitaire et le paiement. C'est le cas dans le jeu vidéo. De plus en plus, les sites de médias deviennent mi-gratuit mi-payant. » Sandrine C
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