Geithner veut des garanties sur la stabilité en Europe

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« L'Europe a tout à fait la capacité de surmonter (la crise). Nous voulons juste qu'elle donne suite à ce qui a été lancé. » Timothy Geithner a beau se dire confiant, il tient à ce que le mécanisme de stabilisation de la zone euro de 750 milliards de dollars annoncé par l'Union européenne et le Fonds monétaire international (FMI), dont Washington est le principal actionnaire, soit rapidement activé. En visite à Pékin, le secrétaire au Trésor n'a pas manqué d'aborder les problèmes européens. Le gouverneur de la banque centrale chinoise, Zhou Xiaochuan, a d'ailleurs annoncé lundi que la Chine et les États-Unis allaient travailler ensemble pour soutenir les efforts de l'Europe pour surmonter la crise de sa dette.Après Pékin, Tim Geithner s'envolera pour l'Europe : mercredi, il rencontrera à Londres le chancelier de l'Échiquier George Osborne et jeudi, il a rendez-vous en Allemagne avec son homologue Wolfgang Schäuble ainsi que le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet.Tim Geithner « discutera de la situation économique dans la région ainsi que des moyens employés pour rétablir la confiance et la stabilité financière », a précisé le Trésor dans un communiqué frileux. Pendant plusieurs semaines, les économistes de Wall Street ont jugé que la crise en Europe aurait un impact minimal sur la reprise aux États-Unis. « Nous maintenons notre projection d'une croissance du produit intérieur brut réel de 3,2% pour 2010 », indiquait à la mi-mai, Samuel Coffin, chez UBS. Mais, depuis la récente chute de Wall Street, les opérateurs craignent une contagion de la crise européenne via les marchés financiers. « Si les problèmes des États périphériques européens s'étendent (...) les banques américaines seront confrontées à des pertes accrues», a averti l'un des gouverneurs de la Réserve fédérale, Daniel Tarullo. La visite de Tim Geithner intervient donc dans un climat tendu. Au Sénat, 94 élus sur 100 viennent d'accorder au représentant américain au FMI la possibilité de s'opposer aux « sauvetages d'États étrangers » lorsque ceux-ci sont « susceptibles de ne pas être remboursés ». Éric Chalmet, à New York.

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