L'activité pétrolière est peu menacée, d'après les industriels

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Les cours du pétrole WTI sont légèrement retombés après avoir atteint un pic mi-janvier et début février. Mais, chez Total, qui extrait dans le Golfe environ 20 % de sa production globale de pétrole et de gaz, la circonspection est de mise. La compagnie française est présente au Qatar, à Oman, aux Émirats arabes unis mais aussi au Yémen où le groupe est le principal actionnaire du consortium qui vient de construire la première usine de liquéfaction de gaz naturel du pays, un investissement total de 4,5 milliards de dollars, dont la deuxième ligne a été mise en service en avril dernier. « Nous suivons la situation au Yémen avec beaucoup d'attention », déclare-t-on chez Total. Mais, à ce jour, « nos opérations ne sont pas affectées, ni notre production », ajoute le groupe. En 2010, Total y a produit environ 70.000 barils par jour. Thierry Pilenko, PDG du groupe d'ingénierie et de services pétroliers Technip, constate le même statu quo sur les projets de développement des majors . «À ce jour, aucun de nos clients au Moyen-Orient n'a modifié ses projets », soulignait-il en fin de semaine dernière.Les industriels ont peu de raison de s'inquiéter, selon Denis Florin, directeur du secteur énergie chez Bearing Point. « Même dans les situations les plus critiques, les pays qui dépendent de leurs abondantes réserves pétrolières et gazières, ont toujours préservé ces ressources », explique-t-il. Il cite en exemple le Tchad ou encore l'Angola, déchiré par une guerre civile de 1975 à 1991. Les opérations pétrolières n'ont pas cessé dans ces deux pays, rappelle-t-il. Eventuellement, certaines décisions ou formalités, comme des attributions de permis, peuvent être retardées, des ports momentanément bloqués. Mais les arrêts de production sont très rares et d'ailleurs très complexes, voire dangereux, à mettre en oeuvre sur un plan technique. Economiquement, les pays producteurs dépendent trop étroitement de la manne pétrolière pour se le permettre. Marie-Caroline Lopez

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