Tivoly s'installe au Danemark pour gérer au plus près les marchés scandinaves

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Avec un nouvel espace de vente au Danemark, Tivoly vient de s'implanter dans les pays scandinaves. Un énième point de chute pour le groupe qui conçoit, fabrique et commercialise des outils de perçage, de vissage et accessoires pour les marchés de la distribution et de l'industrie. « Nous gérions jusque-là le marché scandinave à distance. L'objectif aujourd'hui est d'avoir une vraie structure commerciale sur place », explique Livio Elia, directeur général au sein du directoire. Créée en 1917 à Tours-en-Savoie, à côté d'Albertville (Savoie), Tivoly a atteint une taille nationale dans les années 1970, puis internationale à la fin des années 1980. « Après notre entrée en Bourse en 1986, nous nous sommes développés en Espagne, puis aux États-Unis, en Chine et en Angleterre », précise Jean-Michel Tivoly, président du conseil de surveillance et actionnaire majoritaire de l'entreprise avec sa famille. C'est ainsi par exemple que la société avait pris le contrôle, en juin 2009, d'Elite Tooling Limited, société anglaise d'outils d'usinage spéciaux destinés aux industries de pointe, comme l'aéronautique.Présent sur trois continentsTivoly est désormais présent sur trois continents, avec un site de production aux États-Unis, cinq en Europe et deux en Chine. « La production est prépondérante en Europe, mais les taux de croissance en Chine et aux États-Unis font que nous serons bientôt équilibrés mondialement », souligne Livio Elia. 55 % du chiffre d'affaires est d'ailleurs désormais réalisé en dehors de l'Europe, où travaille la moitié des 550 salariés du groupe.« Autrefois, il y avait des produits pour le marché espagnol, d'autres pour le marché anglais... Ce qui nous intéresse désormais, c'est le marché mondial, nos clients étant organisés de manière globale », explique Jean-Michel Tivoly. D'où la mise en place depuis trois ans d'une organisation transversale permettant de répondre aux demandes des clients internationaux. « Nous sommes passés d'un système pyramidal à un système beaucoup plus horizontal, explique-t-il. La mutualisation des ressources des différentes filiales nous permet, par exemple, de négocier de nouveaux contrats. » D'autre part, les délais de livraison, de plus en plus courts, ont conduit Tivoly à simplifier son offre. « Alors que nous distribuions autrefois plusieurs marques par pays, nous ne travaillons plus que sur une seule marque. Cela nous permet une gestion des flux plus simple et donc moins coûteuse. C'est une révolution ! », juge Jean-Michel Tivoly.Les résultats sont en tout cas là : avec un chiffre d'affaires de 64 millions d'euros en 2010, le groupe enregistre une croissance de 11 %. « Cela reste toutefois inférieur au chiffre d'affaires de 2008 car nous avons plongé de 22 % en 2009, au moment où notre secteur chutait de 40 %. » Le groupe entend continuer à se déployer pour atteindre un chiffre d'affaires de 150 millions d'ici à 2015. « Nous avons des objectifs de croissance par l'innovation, mais aussi de croissance externe, avec des rachats envisageables dans les pays émergents », confie Livio Elia.

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