Immobilier : acheter sans apport en France, c'est (de moins en moins) possible

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Sauf exceptions, il est de plus en plus difficile de pouvoir acheter un bien immobilier sans apport personnel dans les grandes métropoles françaises. La faute à des conditions de crédits qui se resserrent depuis la crise, notamment sous le poids des nouvelles réglementations bancaires. Spécialiste des dossiers immobiliers financés sans apport, le courtier Immoprêt a dressé un tour d\'horizon des grandes régions hexagonales. Il y a constaté un certain nombre de disparités à l\'échelle locale en matière de financement à 110%, c\'est-à-dire un crédit qui comprend le prix net du bien, les frais d\'agence, les frais de notaire, les frais de garantie, ainsi que les frais de dossier bancaire. \"Les politiques nationales des banques ne sont pas représentatives des situations villes par villes\", estime Ulrich Maurel, président d\'Immoprêt. En Ile-de-France par exemple, les financements à 110% ne sont plus légions. \"Compte tenu des revenus moyens élevés des clients, les établissements bancaires estiment que les futurs acquéreurs doivent avoir de l\'apport\", explique-t-il. Il faut dire qu\'à plus de 8.000 euros le mètre carré à Paris et à environ 5.500 euros dans le reste de l\'Ile-de-France en moyenne, les primo-accédants, principaux bénéficiaires des financements à 110%, ne sont quasiment plus présents dans Paris et en première couronne.Les banques ne se battent plus pour des profils risquésDe même à \"Aix en Provence, une région où le foncier est l\'un des plus cher de France, les demandes de financement à 110% rencontrent de plus en plus de difficultés pour trouver un établissement qui va jouer le jeu \", indique Ulrich Maurel. \"On peut alors penser que, dans un climat où les banques ont atteint leurs objectifs rapidement grâce à une forte demande de renégociations de crédits depuis le début de l\'année, elles se battent moins pour recruter ces profils \"à risques\"\", ajoute-t-il.A Reims ou à Lille intra-muros, les conclusions sont les mêmes : avec des profils aux revenus moyens plus élevés qui préparent mieux leur projet en amont, \"le 110% est devenu quasi inexistant\", constate Ulrich Maurel.Des exceptions subsistent En revanche, dans certains pôles économiquement dynamiques comme Lyon ou Bordeaux, les politiques commerciales des banques prennent le pas sur le reste. Les équipes d\'Immoprêt prétendent en effet n\'y constater aucune difficulté pour faire financer leurs clients sans apport. Le but des banques étant de mener une politique agressive pour récupérer des clients primo-accédants.Dans la partie nord de la France, des financements à 110% sont également régulièrement octroyés, mais pour d\'autres raisons. Les revenus moyens dans certaines villes y étant parfois très faibles, \"les banques ont adapté leurs offres et leurs critères d\'acceptation du risque\", explique Ulrich Maurel. La conseillère de l\'agence Immoprêt à Calais Astrid Degryse, dit ainsi ne rencontrer \"aucune difficulté pour trouver des solutions à 110% auprès des partenaires bancaires\". De même à l\'Est, où Corine Boiteux, directrice de l\'agence Immoprêt de Troyes, constate que \"les demandes de financement à 110% représentent 80% des familles que nous accompagnons\". Pour aller plus loin : >> Consultez nos dernières annonces immobilières>> Découvrez le prix du m2 dans votre rue >> Comparez les devis pour vos travaux

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