La FIAC, toujours au rendez-vous

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D'un côté, les valeurs sûres au Grand Palais, de l'autre, les jeunes pousses dans la cour Carrée du Louvre : 114 galeries pour l'un (dont 37 pour la première fois) et 81 au Louvre. De quoi satisfaire un large public. Bien sûr, si la France est la plus représentée, elle est talonnée par l'Allemagne, les États-Unis et surtout l'Italie. On remarque aussi la Chine, le Japon, Israël et le Mexique. La preuve que la Fiac est aujourd'hui l'une des manifestations autour de l'art moderne et contemporain les plus importantes dans le monde.Une constatation, d'abord. Contrairement aux autres années, la vidéo est presque absente de la foire, idem pour les installations. Et la photo s'y fait rare aussi. La peinture règne en maîtresse. Avec un recentrage sur le contemporain. Les très grosses pointures comme Picasso, Matisse et autres ont un champ de vision restreint hormis chez Larry Gagosian qui vient de s'installer à Paris. S'il fallait décerner le prix de l'humour et de l'originalité, il serait attribué sans conteste à la Galerie Claudine Papillon. Elle a eu l'idée de demander à l'artiste Michael Craig-Martin de peindre les panneaux de son stand de différentes couleurs en dessinant sur chacun un objet. Une oeuvre d'art en soi, in situ. Il y en a donc un rose, un rouge, un vert et un jaune. Les objets représentés sont un classeur, une échelle, un livre et une chaise. Succès assuré. Dans un autre genre, la Galerie Kamel Mennour crée la surprise avec une oeuvre monumentale d'Anish Kapoor. Une énorme trompe à l'orifice rouge. Hymne à la joieÀ la galerie Victoria Miro, de Londres, la facétieuse et délirante Yayoi Kusama envahit le stand avec son obsession du pois. Qu'il soit là sur la toile ou représenté par de gigantesques poires percées de trous. C'est d'une jeunesse et d'une joie débordantes.Passant à la cour Carrée du Louvre, on constate le même plaisir à visiter les galeries. Du beau travail. En particulier, le monde ironique de l'enfance d'Anne Brégeaut à la Semiose Galerie de Paris. Les gouaches jouent avec la gourmandise, et les objets laissent échapper des rêves. Insolente est l'installation de Tala Madani faite de skateboards recouverts de vilains tapis orientaux à la galerie new-yorkaise Lombard Freid Projects. Quant à Anne-Marie Schneider, sélectionnée pour le prix Marcel Duchamp, ses gouaches de fragments de corps, à la galerie Nelson-Freeman à Paris associée à Xavier Hufkens de Bruxelles, sont comme des natures mortes qui interrogent la forme humaine même.? Jusqu'au 24 octobre. www.fiac.com

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