La Société Marseillaise de Crédit, le gros morceau de l'opération

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Avec un prix de cession avoisinant le milliard d'euros, la Société Marseillaise de Crédit (SMC) constituait le plat de résistance de l'opération de rachat des ex-banques régionales HSBC. Un plat si copieux qu'il aurait été indigeste pour la Banque Populaire (BP) Provençale et Corse, plus grosse d'un tiers en termes de capitaux propres. Ce constat a conduit le groupe BP à conserver la SMC en direct, puis à la transférer à BPCE, assurant ainsi l'équilibre des actifs apportés au mariage avec l'Écureuil.La SMC a consulté son comité d'entreprise la semaine dernière au sujet du projet de migration sur le système informatique des BP. Sans surprise, les élus ont rendu un avis négatif, même si la suppression d'une cinquantaine de postes n'entraînera aucun licenciement. Le basculement est prévu à l'automne 2011. Mais pour le reste, les équipes n'ont rien vu venir, à l'exception d'une mission de l'inspection générale de BPCE. « On s'attendait à voir arriver l'intégration et les nouveaux produits, mais rien n'a changé, alors qu'après le rachat par HSBC, on avait été mis à l'heure anglaise en deux mois », s'étonne un syndicaliste. La même comparaison est faite au sommet de la banque, mais en des termes différents. « Contrairement à ce que nous connaissions dans notre groupe précédent, nous pouvons développer notre marque, indique le PDG, Emmanuel Barthélémy. L'intégration au sein du groupe BPCE s'est remarquablement bien passée, avec un réel soutien et une vraie confiance. Nous sommes engagés dans un plan stratégique ??SMC 2012?? qui avait été validé par le groupe BP, puis porté à la connaissance des Caisses d'Épargne. Cette stratégie doit nous permettre de viser un coefficient d'exploitation [rapport des revenus aux charges, Ndlr] de l'ordre de 60 % en 2012, contre 66 % aujourd'hui. » B. J.

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