Dublin veut rester arrimé à la zone euro

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Les doutes se multiplient sur la capacité de l'Irlande à enrayer la spirale dangereuse dans laquelle elle a été entraînée par l'écroulement de son système bancaire, malgré un plan d'aide négocié avec l'Union européenne (UE) et le Fonds monétaire international (FMI) d'un montant de 85 milliards d'euros, dont 17,5 milliard d'euros fourni par l'Irlande elle-même. Lundi, la Banque centrale européenne (BCE) faisait état de « sérieuses préoccupations » sur le volet juridique de l'application par le gouvernement de la loi sur les banques, contenue dans ce plan, notamment sur les droits en matière de collatéraux. Elle pourrait avoir des conséquences importantes pour la BCE elle-même (voir page 19). Alerte du FMIDe son côté, le FMI alertait vendredi sur les 35 milliards d'euros qui devraient être consacrés au seul secteur bancaire, véritable trou noir de l'économie. En outre, si Ajai Chopra, directeur adjoint du département européen du FMI, a jugé positivement le plan d'économies de 15 milliards d'euros du gouvernement, il doute de sa capacité à ramener le déficit public à 3 % du PIB en 2015 - contre 32 % cette année -, et table davantage sur 4,8 %. Une révision qui se fonde sur des prévisions de croissance moins optimistes que celles du gouvernement : ? 0,2 % en 2010, puis + 0,9 % en 2011 et 1,9 % en 2012. Malgré son manque de compétitivité, Michael Martin, ministre irlandais des Affaires étrangères, assurait dimanche qu'il n'était pas question de sortir de l'euro. « Nous sommes une petite économie exportatrice. Le marché unique est d'une importance énorme pour l'Irlande », a-t-il argumenté. Certains investisseurs en doutent. Lundi, Andrew Bosomworth, gestionnaire de portefeuille chez Pimco, premier fonds obligataire mondial, diagnostiquait dans « Die Welt » : « Sans leur propre monnaie ou des transferts de fonds importants, la Grèce, l'Irlande et le Portugal ne retomberont pas sur leurs pieds. » R. Ju.

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