L'Espagne joue la transparence en publiant le niveau des déficits publics des régions

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L'agence de notation Moody's s'interrogeait la semaine dernière sur la capacité de l'Etat central à contrôler le déficit budgétaire des régions autonomes en Espagne. Qu'à cela ne tienne, Elena Salgado a rendu publique lundi l'exécution budgétaire des communautés autonomes sur les neuf premiers mois de l'année. Le déficit total de 1,24 % est « parfaitement compatible avec l'objectif de stabilité », fixé à 2,4 % du PIB pour 2010, a affirmé la ministre de l'Économie et des Finances espagnole. Elle a précisé que la publication de ces données, initialement prévue pour 2011, « n'a rien à voir avec le rapport de Moody's ». Les mesures de transparence complètent les réformes engagées par le gouvernement socialiste de José Luis Rodríguez Zapatero ces derniers mois. Ces réformes, comme celle du marché du travail, du système financier ou la suppression des aides fiscales au logement, vont dans le bon sens, selon le rapport sur l'économie de l'Espagne en 2010 publié lundi par l'OCDE. Toutefois, « rééquilibrer l'économie espagnole exigera des efforts plus intenses et plus amples de la part des autorités », estime l'organisation qui plaide pour des changements drastiques. Selon le rapport, la reprise économique est freinée par des facteurs structurels, parmi lesquels figurent le déficit budgétaire, de 11,2 % en 2009, dû notamment à la faible demande intérieure, et la hausse du chômage, de 19,8 %.Approfondir la réforme du travail est d'ailleurs l'un des points centraux du rapport. Cela passe notamment par une baisse des indemnités de licenciement, la création d'un contrat unique et l'amélioration de la formation des jeunes et des travailleurs non qualifiés, premiers concernés par le chômage. Faible pression fiscale Parmi les recettes de l'OCDE, figure aussi la réforme fiscale. Ainsi, l'organisation plaide pour que la hausse de la TVA passée de 16 % à 18 % en juillet dernier soit élargie à d'autres biens et services. En effet, la pression fiscale « reste relativement faible par comparaison avec les autres économies européennes à revenus élevés ». L'OCDE propose en outre une baisse de certaines cotisations sociales compensées par la création de taxes environnementales.Par ailleurs, elle applaudit le recul de l'âge de départ à la retraite de 65 à 67 ans que prévoit l'exécutif malgré l'opposition des autres partis politiques. Mais le nouveau texte, qui sera présenté en janvier, ne devrait pas inclure la proposition de l'OCDE d'adapter l'âge de la retraite à l'espérance de vie.

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