éditorialOn attendait « Hopenhague », ce fut « Flopenhague »...

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éditorialOn attendait « Hopenhague », ce fut « Flopenhague ». Copenhague, c'était un espoir, celui de voir la planète s'engager résolument à lutter contre le réchauffement climatique, à s'en donner les moyens surtout. Copenhague, ce fut finalement un vaste flop, un happening global où, noyés parmi des milliers de militants verts, de scientifiques experts et de journalistes sévères, une bonne centaine de chefs d'État n'ont pu que constater leur incapacité à s'entendre sur l'avenir climatique de la planète. Faut-il s'en étonner ? Face à la crise financière, le G20, déjà, avait eu du mal à adopter une stratégie commune. Comment croire que sur un enjeu autrement plus complexe et d'une certaine manière moins immédiat, une centaine de pays, cornaqués par une ONU nulle, allaient facilement parvenir à un accord global et contraignant. Copenhague, ce n'est pas, pour autant, la fin du monde. Les « khmers verts » considèrent bien sûr que? le verre est vide. L'« accord politique » signé samedi à l'aube est d'un vague absolu. Il ne contient aucun objectif précis sur le climat, aucun engagement contraignant sur les émissions de gaz à effets de serre, aucun calendrier sérieux pour la suite. C'est le chacun pour soi ? chacun luttera contre le réchauffement climatique comme il l'entend. L'idée d'une organisation mondiale de l'environnement n'est pas évoquée, celle d'une surveillance collective pas davantage. Les signataires de l'accord voient, de leur côté, bien sûr? le verre plein. Pour la première fois dans l'histoire, tous les pays de la planète ? y compris les deux plus gros pollueurs, les États-Unis et la Chine ? ont accepté de se retrouver pour en débattre. Il y a même eu quelques avancées concrètes ? sur la forêt, les transferts de technologies ou les aides des plus riches aux plus pauvres. L'événement, hypermédiatisé, traduit de toute façon une prise de conscience globale des nouveaux enjeux auxquels l'humanité se trouve confrontée. Le verre est en réalité à moitié vide, à moitié plein aussi. Après Copenhague, il y aura Bonn, Mexico, d'autres étapes encore. Tout attendre, en la matière, des États serait pourtant la pire des choses. C'est aussi au quotidien que la lutte contre le réchauffement climatique se mène ? dans l'entreprise, dans les technologies, sur les marchés. Copenhague, c'est un flop, c'est aussi un top pour le « green business », pour tout ce qui peut contribuer, à la base, à réduire les émissions de gaz à effets de serre.erik izraelewiczFlopenhaguePour le climat aussi, tout attendre des États serait la pire des choses.

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