Un ancien d'ADI aux portes d'Olympia Capital Management

 |   |  362  mots
Le repreneur d'Olympia Capital Management pourrait bien être différent des noms de sociétés qui circulent depuis quelques semaines, à savoir Natixis ou Nexar, entre autres. Selon nos informations, Erich Bonnet, l'un des fondateurs de la société de gestion alternative ADI reprise en 2008 par Ofi Asset Management, s'est porté candidat. Ce spécialiste de la gestion alternative, et actuel président de Furstenberg Finances, société spécialisée dans le conseil en investissement et le family office, tiendrait la corde. Ce dernier ne serait pas seul mais accompagné d'un family office grec.Fort endettementDébut novembre, le fonds de capital-investissement Sagard annonçait vouloir vendre sa participation de 45% détenue dans Olympia. Sagard l'avait acquise en 2006 et arrive à la fin de la période traditionnelle d'investissement de cinq ans d'un fonds de private equity. Depuis cette annonce, une quinzaine d'acteurs ont contacté Sagard et la société de gestion mais au final très peu ont pu consulter le dossier. Selon les formules avancées, le deal, qui devrait aboutir début 2011, peut porter uniquement sur la reprise des 45 % de Sagard. Autre possibilité, Sagard emmène avec lui d'autres actionnaires au premier rang desquels Marc Landeau, fondateur de Olympia Capital Management en 1989, qui détient 20% du capital, le solde étant entre les mains du management. Dans ce second cas, la cession pourrait donc être totale. A l'arrivée, « c'est Sagard qui décide », confie un proche du dossier.Le candidat qui remportera la mise mettra la main sur 2,2 milliards de dollars d'actifs sous gestion, essentiellement en fonds de fonds alternatifs. Pour rappel, Olympia gérait 5,3 milliards de dollars fin 2006. Olympia, qui compte une cinquantaine de personnes, a aussi des activités de gestion privée et d'assurance vie qui représentent chacune environ 20 % des encours, soit au total plus de 800 millions de dollars. Comme de nombreuses sociétés de gestion alternative, Olympia, l'un des pionniers de la place en multigestion alternative, n'a pas été épargnée par la crise. Pour preuve, elle serait endettée entre 40 et 45 millions d'euros, dette qu'elle aurait souscrite auprès de la banque Fortis, devenue BNP Paribas Fortis.Alexandre Maddens et Thierry Serrouy

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :