Armement et nucléaire : la Russie joue ses points forts en Inde

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C'est avec « sérénité et pragmatisme » que Dimitri Medvedev a entamé lundi un voyage visant à développer la présence des entreprises russes dans deux secteurs clés : l'armement et le nucléaire. Après les récents séjours de Nicolas Sarkozy, Barack Obama et de Wen Jiabao, le Premier ministre chinois, le président russe a déclaré au « Times of India » être « prêt à rivaliser » avec ces pays et leurs industriels.Compte tenu des bonnes relations entre les deux pays, l'Inde constitue le premier débouché de l'industrie d'armement russe. En mars, le Premier ministre Vladimir Poutine a raflé pour 10 milliards de dollars de contrats, portant notamment sur la livraison d'avions de chasse Mig-29 et d'un deuxième porte-avions en 2012. Dimitri Medvedev tentera pour sa part d'arracher un contrat de 126 avions de combat évalué à 12 milliards de dollars. Mais le groupe aéronautique RSK MiG est en concurrence avec Dassault Aviation, l'européen Eurofighter et les américains Boeing et Lockheed Martin. De plus, la réputation des industriels russes a été ternie par le retard de livraison et le dérapage budgétaire de certains contrats, dont celui du porte-avions Amiral Gorchkov. Selon le consultant KPMG, d'ici à 2016, l'Inde dépensera 112 milliards de dollars dans la défense, ce qui explique la détermination de Medvedev.En dépit de la concurrenceAvant de s'envoler pour New Delhi avec le président russe, le patron du groupe Rosatom Serguei Kiriyenko a prévenu qu'aucun contrat ferme ne devrait être signé dans le nucléaire lors de ce séjour. Mais le Kremlin espère conclure des accords ou des protocoles d'accord. L'Inde compte multiplier par dix ses capacités dans le nucléaire civil d'ici à 2020, avec l'objectif de la faire passer à 63.000 mégawatts en 2032, contre 4.500 actuellement. New Delhi prévoit de dépenser 100 milliards de dollars pour arriver à ses fins. « Il s'agit d'un minimum », assure Serguei Kiriyenko, précisant qu'en dépit de la concurrence notamment livrée par Areva, Alstom et l'américain Westinghouse, la part remportée par Rosatom sera « considé- rable ». E . C.

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