Propositions chocs de DSK pour plus d'intégration européenne

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C'est un véritable plaidoyer pour une plus grande intégration de l'Union européenne (UE) assorti de propositions chocs que le directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn (DSK), a fait vendredi à Francfort. « L'Europe a aujourd'hui un sérieux problème de croissance », constate l'ancien ministre socialiste notamment car les Européens « ne sont pas à leur plein potentiel ».Pour l'ancien candidat aux primaires socialistes, « cela reflète un choix conscient social de travailler moins d'heures ». Une situation agravée par « la gouvernance inadaptée de la zone euro ». DSK propose donc une plus grande intégration au profit de la Commission et aux dépens du Conseil de l'UE, réunissant les États membres : « Quand l'ordre du jour est fixé par le centre, les choses avancent. (...) Mais laissé aux États nations, les choses traînent. (...) Il est temps de changer de cap. (...) Les pays doivent être disposés à céder plus d'autorité au centre. » Dominique Strauss-Kahn propose donc « la création d'une autorité budgétaire centralisée, aussi indépendante politiquement que la BCE, fixant les orientations budgétaires de chaque pays membre et allouant les ressources provenant du budget central pour mieux atteindre le double objectif de stabilité et de croissance ».Système plus transparentD'ici là , il veut « ôter la responsabilité principale du maintien de la discipline budgétaire et des réformes structurelles au Conseil » de l'UE, afin « de réduire le risque que des intérêts nationaux étroits interfèrent dans la mise en oeuvre effective des règles communes ». « Dans le cadre institutionnel actuel, la Commission - en tant que gardienne des traités de l'Europe - pourrait jouer un tel rôle », ajoute-t-il. DSK plaide pour une augmentation des « ressources budgétaires allouées » à la Commission. Il faut « aller au-delà de l'actuel budget de l'UE, strictement limité par le traité, pour aller vers un système qui utilise des instruments plus transparents au niveau européen, comme une TVA européenne, ou une taxation et tarification du carbone ». Enfin il appelle à uniformiser la fiscalité du travail, les prestations sociales à travers l'Europe et à « une approche moins restrictive sur l'immigration ». Frank Paul Webe

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