Obama obtient une victoire bien nécessaire

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États-UnisEnfin une bonne nouvelle ! Alors même que le président Obama revenait d'un sommet de Copenhague pour rien, puisqu'il n'avait pas réussi à convaincre la Chine de faire davantage sur le climat, décevant nombre d'Européens, il apprenait que les sénateurs démocrates avaient réuni assez de soutiens pour adopter une proposition de loi réformant la santé. Certes, le texte, qui demande encore à être réconcilié avec celui de la Chambre des représentants, ne contient pas tous les souhaits du président, mais dans les grandes lignes, Barack Obama peut déclarer « mission accomplie » sur un dossier qui a fait l'objet d'une promesse centrale à sa campagne. Il était temps? Obama, qui avait somme toute aisément gagné la course à la Maison-Blanche, avait sous-estimé les difficultés à faire passer une telle réforme, de nature à révolutionner la société américaine en profondeur. Pis, comme le soulignent ses détracteurs, il a réussi, à force de compromis, voire de faiblesses, à se mettre à dos certains militants de son parti ? les démocrates les plus à gauche, qui souhaitaient davantage sur l'avortement ou la concurrence entre État et assurances privées, et les démocrates les plus conservateurs, inquiets du coût de l'opération et du déficit budgétaire en général. Sans oublier, évidemment, le camp d'en face, revigoré semble-t-il par les difficultés qui ont émaillé le parcours législatif du texte.cote en baisseBref, de déception ? comme sur l'emploi, que le plan de relance de l'économie voté au début de cette année ne réussit pas à doper ? en désolation ? comme sur l'Afghanistan, devenu à la faveur de l'annonce de l'envoi de nouvelles troupes, « la » guerre d'Obama ?, il était normal que le président dérape dans les sondages. Comme il partait de très haut, et compte tenu de l'enthousiasme qu'il avait suscité aux États-Unis mais aussi en Europe et dans le reste du monde, il ne pouvait que décevoir? Toujours est-il que selon un dernier sondage (« Wall Street Journal »-NBC News), il ne bénéficie plus que d'une « perception positive » de la part de 29 % des électeurs, contre 36 % en octobre et 47 % en février dernier. Son taux d'approbation général est, lui, descendu à 47 %. Autant dire que sa première année à la Maison-Blanche n'a pas été de tout repos. La victoire qu'il revendique sur la santé redonnera-t-elle du tonus à ses supporteurs ? Selon les politologues, c'est en tout cas sur le niveau de 50 % de taux de popularité que se jouent les élections de mi-mandat. Si le président le dépasse, son parti conserve la majorité au Congrès. Réponsee;ponse en novembre 2010.

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