La Chine aura bientôt son marché de dérivés de crédit

La Chine a annoncé mardi le prochain lancement à Shanghai d'un marché de CDS, ces produits d'assurance contre le risque de défaut d'un emprunteur. Un pas de plus vers la sophistication de ses marchés, les CDS ayant vocation à devenir « un véritable instrument pour couvrir les risques et participer à la croissance du marché financier » a expliqué lors d'une conférence à Shanghai Shi Wenchao sécrétaire général de la fédération nationale des investisseurs institutionnels des marchés financiers. Dans un premier temps, les CDS seront cantonnés à la couverture des risques liés aux obligations a ajouté Shi Wenchao. Feu vert pour un essaiLe marché obligataire a explosé en Chine pour atteindre 1,900 milliards de yuans en 2009. « Dans ce contexte, cette annonce est un pas important et cela peut représenter un gros volume de transactions », explique Todd Martin, spécialiste de marchés financiers en Asie pour la Société Généralecute; Générale. Le premier marché obligataire de la Chine s'est effondré en 1995, juste deux ans après son lancement faute d'avoir su créer les règlements nécessaires.L'annonce s'inscrit dans un contexte plus large de réforme du marché financier de Shanghai, qui espère concurrencer New York et Londres d'ici 2020. En début d'année, les autorités chinoises des marchés financiers ont donné leur accord pour l'ouverture de transactions sur des contrats à terme sur les indices et accordé leur feu vert à des transactions à titre d'essai. « C'est un autre signe de maturité. Les autorités espèrent que l'introduction d'instruments plus sophistiqués pourra aider à stabiliser les marchés particulièrement volatiles », poursuit l'analyste. Mais malgré ces importantes avancées les étrangers restent toujours marginalisés. Ils ne sont pas concernés par les dernières modernisation et 1 % seulement de la capitalisation boursière leur est aujourd'hui accessible.Dans la lignée des réformes la Chine avait annoncé l'ouverture de sa Bourse aux sociétés étrangères. La création d'un « international board » était prévue pour cette année mais selon les analystes elle sera repoussé au deuxième semestre 2011 au mieux. « Le climat ne s'y prête pas. La Bourse est faible et on attend d'abord d'importantes mises en Bourse de sociétés chinoises localement », continue Martin Todd. De grands groupes étrangers, HSBC en tête, ont déjà fait savoir qu'ils étaient prêts à se lancer dans l'aventure. Standard Chartered a aussi montré son intérêt. Virginie Mangin à Pékin

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