Comment le futur DRH mobilise

Dans un lieu loué pour l'occasion à deux pas du Stade de France, une soixantaine de managers de France Télécome;lécom d'horizons divers échangent sur leurs expériences, se prêtent à des jeux de rôle et dévoilent leurs attentes à l'égard du « grand projet » que Stéphane Richard, le directeur général de l'opérateur, doit présenter le 1er juillet, devant les 1.000 Top managers du groupe. Ce sont les « rencontres Orange Campus », créées à l'initiative de Bruno Mettling, le directeur exécutif en charge de l'emploi et des compétences. « Stéphane Richard a souhaité envoyer un signal fort et mobiliser les managers, qui se sont un peu trouvés entre le marteau et l'enclume pendant la crise traversée par l'entreprise. Nous nous sommes lancé le pari fou que chacun des 12.000 managers du groupe en France puisse voir un membre du comité exécutif avant la fin de l'année. Tout le ComEx y participera, y compris Stéphane », explique Bruno Mettling. Près de 150 rencontres de ce type sont prévues dans une vingtaine de villes, en province et outre-mer. Au programme : des ateliers à la mode « world café meeting », ces réunions de créativité conviviales où l'on fait appel à l'intelligence collective, des saynètes improvisées par les managers sur des thèmes tels que l'évaluation annuelle. « France Télécome;lécom a souffert de l'extrême cloisonnement de son organisation, trop verticale. C'est la première fois que des managers de tous niveaux et de toutes activités sont ainsi réunis », se félicite le futur directeur des ressources humaines, dont la nomination en remplacement d'Olivier Barberot est imminente. lieu d'expression du ressentiL'après-midi est consacré à la préparation de l'échange avec un dirigeant exécutif, « parfois interpellé sur un ton véhément », raconte le Monsieur Emploi et Compétences de l'opérateur. Car ces journées sont aussi le lieu d'expression du ressenti de certains managers, « secoués par des drames humains ». Ou tout simplement de frustrations. Un cadre évoque des « brimades » comme les « traqueurs d'économies », ces plafonds de frais remboursables sans cesse abaissés. Une responsable d'équipe de fidélisation se plaint du « système d'information très compliqué, alors qu'avant un simple coup de fil pouvait débloquer la situation d'un client ». Une responsable grands comptes de la division entreprises rappelle qu'un manager a « besoin d'être aidé, pas seulement avec des outils informatiques, lointains, il lui faut un soutien humain ».bâtir Orange CampusReprenant l'expression de Stéphane Richard, Bruno Mettling met l'accent sur la nécessité de « remettre l'humain au coeur de l'entreprise et du management, de rééquilibrer rapidement entre l'humain et les processus ». Il est conscient que les managers veulent « moins de tâches administratives et de la reconnaissance ». Ces rencontres reflètent l'esprit dans lequel il veut bâtir Orange Campus, des lieux de formation mais aussi d'échanges et de partage qui seront mis en place dans six à neuf mois, dont trois centres principaux, vraisemblablement près du siège parisien, en Espagne et en Pologne. Ces campus seront le fer de lance de la « nouvelle culture managériale » que souhaite insuffler la direction.

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