« Un code de bonne conduite » au PS

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Invité hier soir de « La Tribune »-BFM-Dailymotion, Pierre Moscovici a estimé qu'un « code de bonne conduite » était sans doute désormais nécessaire entre socialistes.Une semaine après l'altercation entre Ségolène Royal et Vincent Peillon, qu'il a décrite comme un moment « pathétique » et « presque indigne », l'ancien lieutenant de Dominique Strauss-Kahn a estimé qu'il ne fallait « plus entendre parler de ce genre de stupidités » jusqu'aux régionales des 14 et 21 mars 2010.Aux yeux du député socialiste, Ségolène Royal et Vincent Peillon sont toutefois toujours en lice dans la perspective des primaires qui désigneront le candidat PS à l'élection présidentielle de 2012. « Je vais éviter de les discréditer, il faut qu'on se respecte. Il faudra que nous soyons autour du ou de la candidate qui sera désigné (é). C'est ce que nous n'avons pas fait en 2007 », a-t-il insisté.Pour lui, face au « narcissisme des petites différences, [?] la solution, ce sont les primaires car ce ne sont pas les militants seulement ou l'appareil parfois un peu tordu qui décideront mais des citoyens de gauche ».désaccordSelon Pierre Moscovici, le Parti socialiste est face à un triple défi concernant son idéologie, ses alliances et son leadership. Il doit notamment se situer « au centre de la gauche » car « il n'est ni le centre ni l'extrême gauche ». L'ancien ministre des Affaires européennes a ainsi exprimé son désaccord avec la démarche d'alliance entamée par Vincent Peillon avec le Modem et les Verts en prônant par exemple des accords de second tour aux régionales sur « une base idéologique claire ». Le dirigeant socialiste s'en est pris avec virulence au ministre de l'Immigration, Éric Besson, transfuge du PS. Interrogé sur les propos de Martine Aubry, qui a jugé que Nicolas Sarkozy était « la honte de la France », avec le débat sur l'identité nationale, Pierre Moscovici a affirmé que le ministre de l'Immigration était « une honte pour lui-même ». « Il fait une sale politique, assez salement. Il y a une jouissance dans son reniement, une forme de haine des socialistes », a-t-il ajouté.Pierre Moscovici a par ailleurs jugé que la désignation à la tête de l'Europe du Belge Herman Van Rompuy était « un mauvais choix ». « On a choisi des profils bas [?]. Il ne va pas faire trembler Obama ! Les Américains se réjouissent car ils voient des nains en face d'eux », a lancé l'ancien ministre des Affaires européennes.Hélène Fontanaud

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