Après International Power, GDF Suez entend poursuivre sa croissance externe
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L'opération International Power constituera un jalon dans le développement international de GDF Suez, mais le groupe compte bien continuer à saisir des opportunités de croissance externe, plus modestes, à l'étranger. GDF Suez souhaite en particulier se renforcer en Pologne, où le gouvernement privatise actuellement les moyens de production d'électricité. Présent dans le pays, où il vient de lancer la construction d'une gigantesque centrale biomasse, GDF-Suez vient de voir rejetée sa candidature au rachat de l'électricien Energa, qui revendique 17 % du marché polonais. Cependant, le groupe reste en lice pour l'acquisition d'Enea, le troisième électricien du pays, avec une part de marché de 16 %. Selon la presse locale, le nouveau numéro deux mondial de la production d'électricité ferait figure de favori pour reprendre les 51 % de l'entreprise mis en vente, pour un prix proche de 1,2 milliard d'euros. Mais son rival français EDF compterait également au nombre des prétendants. Le nom du repreneur doit être dévoilé mardi par le Trésor Polonais. renforcer ses positionsPar ailleurs, GDF Suez souhaite également renforcer ses positions dans le gaz en Allemagne. Le groupe énergétique, qui dispose déjà de plus de 300 millions de mètres cubes de capacités de stockage sur place, est ainsi candidat à l'acquisition de deux sites mis en vente par Exxon Mobil et Shell. Les implantations représentent près de 900 millions de mètres cubes de capacité, et seraient valorisés environ un milliard d'euros, selon l'agence Dow Jones Newswires. Reste que l'opération International Power, saluée d'un point de vue stratégique, a légèrement gonflé la dette de l'entreprise. Une fois finalisée la transaction, l'endettement de GDF Suez augmentera de 33,5 milliards d'euros à 42,4 milliards, faisant passer son ratio dette nette sur fonds propres (le gearing) de 48 % à 54 %. Ce niveau a beau être « meilleur de tout le secteur », comme l'a souligné son PDG Gérard Mestrallet, l'agence Moody's n'en a pas moins mis sous surveillance négative la note de l'énergéticien. GDF-Suez a souligné son intention de céder 4 à 5 milliards d'euros d'actifs en deux ans pour ramener son gearing à environ 50 %. O. H.
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