La tendance des marchés plaide en faveur des valeurs défensives
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En dépit du rebond d'hier, c'est bien l'automne avant l'heure sur les marchés d'actions. Après l'euphorie de juillet, portée par les résultats trimestriels des entreprises, les investisseurs confirment chaque jour un peu plus leur prudence vis-à-vis de cette classe d'actifs. Difficile de les blâmer. L'incertitude économique qui plane sur les économies occidentales laisse entendre que la santé financière des entreprises est chancelante et que la qualité des résultats délivrés jusqu'ici par les sociétés pourrait se détériorer sur les deux trimestres à venir. Une configuration qui plaide en faveur des valeurs défensives. «Dans un marché sans tendance, tel que c'est le cas actuellement, le dividende devient une composante essentielle de la performance pour les investisseurs » confirme David Kalfon, directeur général d'EFG AM France. Mais ce n'est pas tout. « Étant donné que les taux courts sont faibles, que les taux longs sont inférieurs à 3 % et que cette tendance devrait perdurer en 2011, il est intéressant de jouer progressivement, mais dès à présent, des valeurs défensives qui rapporteront d'emblée 5 à 6 % de rendement l'an prochain » ajoute Cyrille Collet, directeur de la gestion actions chez CPR AM. Risques réglementairesEncore faut-il que le maintien du coupon soit confirmé, ce qui n'a pas toutoujours été le cas depuis 2008. « Au vu des résultats affichés jusqu'ici et des fortes trésoreries que détiennent les entreprises, aucun éléments ne plaide pour une diminution ou une suspension de dividende » souligne David Kalfon.Témoignage de ce regain d'intérêt pour les valeurs dites défensives, les performances sectorielles enregistrées depuis le début juillet sur le Stoxx 600. La pharmacie, les télécoms, les bancaires et les utilities (services aux collectivités) arrivent en tête. Les valeurs télécoms se sont particulièrement distinguées depuis début juillet. L'indice Bloomberg européen des télécoms affiche depuis cette date une hausse de plus de 10 % lorsque le Stoxx 600 ne s'apprécie parallèlement que de 7 % (cf « La Tribune » du 20 août).Reste que tous les secteurs défensifs ne suscitent pas le même engouement. «Le dividende ne fait pas tout. Le secteur Utilities qui est traditionnellement un importante rétributeur continue d'être pénalisé du fait des risques règlementaires qui pourraient entamer la pérennité des bénéfices et donc des dividendes» souligne David Kalfon. Malgré tout, selon Cyrille Collet, au regard des dividendes attendus pour 2011, ce secteur arrive, avec les télécoms, en tête des plus gros distributeurs devant les banques et le secteur de l'énergie.
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