Iran : refus du « chantage » à l'otage

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Un « chantage » : c'est ainsi que Nicolas Sarkozy a qualifié l'exigence du président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, de voir Paris faire un geste en faveur de prisonniers iraniens pour débloquer le dossier Clotilde Reiss. Refusant tout échange, le président français a estimé que la jeune universitaire française « doit être libérée ». Fin août, Nicolas Sarkozy avait déclaré que « le peuple iranien mérite mieux que les dirigeants iraniens actuels ». Le président iranien lui a répondu en début de semaine déclarant que les Français méritaient « mieux que Nicolas Sarkozy ». Autre sujet de tension avec Téhéran, le blocage des négociations sur le dossier nucléaire. Hier, plusieurs dirigeants sont montés au créneau pour réclamer des nouvelles sanctions contre l'Iran, qui poursuit imperturbablement son programme nucléaire. « Les nations qui refusent d'assumer leurs obligations devront en assumer les conséquences », a mis en garde Barack Obama à la tribune des Nations unies. Le Britannique Gordon Brown s'est fait encore plus explicite soulignant que l'Iran devait se préparer à des sanctions internationales si le pays choisissait de « s'isoler de la communauté internationale ». « tragique erreur »À la tribune des Nations unies, le président français a averti que les Iraniens « commettraient une tragique erreur » en « misant sur la passivité de la communauté internationale » pour poursuivre leur « programme nucléaire militaire ». S'il a fait part de son souhait de voir les négociations avancer avant la fin de l'année, Nicolas Sarkozy, au cours de son entretien télévisé, qu'« il y aura une date limite », précisant que « dans mon esprit, c'est le mois de décembre ». X. H. et E. C.

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