François HeisbourgConseiller spécial de la Fondation pour la...

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François HeisbourgConseiller spécial de la Fondation pour la recherche stratégique.Comment expliquez-vous l'engouement de Nicolas Sarkozy pour les affaires étrangères ? Son implication n'est pas récente. Le discours qu'il a prononcé, le jour de son élection, dans la salle Gaveau, était déjà largement consacré à l'international. Depuis sa prise de fonctions, s'y ajoute le tropisme naturel qui est celui de tous les présidents de la Ve République pour ces sujets.En quoi sa diplomatie se différencie-t-elle de celle de ses prédécesseurs ? Lors de la présidence française de l'Union européenne, Nicolas Sarkozy s'est révélé beaucoup plus activiste, en valorisant au maximum la plate-forme qui lui était ainsi offerte. Il a aussi été confronté à deux événements imprévus majeurs : la guerre en Géorgie et la crise financière. La gestion de cette dernière lui a permis de se placer habilement au confluent de la politique intérieure et étrangère. Enfin, si au début de son quinquennat il mettait en avant les grands principes et les droits de l'homme, il s'est depuis rapproché d'une pratique plus « chiraquienne ». Sous la plume de son conseiller Henri Guaino, on retrouve aujourd'hui les thèmes de gouvernance internationale, à l'instar de sa proposition de créer une organisation mondiale de l'environnement. Ce changement apparaissait nettement dans son discours récent aux ambassadeurs, en partie consacré au multilatéralisme et au monde multipolaire. Propos recueillis par Éric CholVers une pratique plus chiraquienne »flashinterview

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