Le Conseil du risque systémique prend forme
La Tribune
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Égulation européenne« Notre objectif est de protéger les contribuables européens d'une répétition des sombres journées de l'automne 2008, lorsque les gouvernements ont eu à déverser des milliards d'euros pour soutenir les banques. » Joaquin Almunia, le commissaire européen aux Affaires économiques, et Charlie McCreevy, son homologue au Marché intérieur, ont dévoilé hier leurs propositions de règlements sur la supervision européenne. En charge d'évaluer les risques pesant sur la stabilité financière, le Conseil européen du risque systémique (Cers) sera composé des dirigeants du système européen des banques centrales, des présidents des trois nouvelles autorités de supervision des banques, de l'assurance et des marchés (voir «La Tribune » du 23 septembre) et d'un représentant de la Commission européenne.Pour calmer les esprits, Bruxelles a préféré laisser les membres du Cers choisir eux-mêmes leurs président et vice-président. Mais pour Joaquin Almunia, « il n'est pas difficile d'imaginer qui occupera ces postes ». La présidence pourrait ainsi revenir à la BCE ? comme convenu au Conseil européen en juin ? et la vice-présidence à la Banque d'Angleterre. « Personnellement, je vois beaucoup de mérite à cette proposition, a confié Charlie McCreevy sur Bloomberg. Mervyn King a les qualifications requises. » De quoi faire passer, en outre, la pilule des pouvoirs confiés aux trois nouvelles autorités de supervision.crédibilité et efficacitéLe Cers émettra des recommandations et alertes à destination des États-membres, sans disposer du pouvoir de les contraindre à s'exécuter. Il décidera toutefois de la publicité qu'il accorde à ses avis. Le cas échéant, il les transmettra au conseil Ecofin. « Jusqu'à présent, les recommandations [Ndlr?: que nous faisions] n'avaient pas d'institution pour les concevoir et d'instrument pour les porter » jusqu'à leur destinataire. « Ce sera désormais le cas, a justifié Joaquin Almunia. Nous allons augmenter la crédibilité et l'efficacité de ces avertissements. » La balle est désormais dans le camp du Parlement et du Conseil européen. C. FR. avec Y.-A. N. à Bruxelle
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