Réindustrialisation : pourquoi le Grand Est plaît aux investisseurs étrangers
Olivier Mirguet
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Le laboratoire pharmaceutique américain Lilly investit 160 millions d'euros à Fegersheim (Bas-Rhin).
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Le dernier baromètre EY de l'attractivité de la France a-t-il consacré le Grand Est comme champion de la réindustrualisation ? Avec 119 projets d'investissements accueillis en 2023 pour 5.576 emplois créés, les investisseurs étrangers ont fait preuve d'un intérêt inédit pour des implantations ex nihilo ou des agrandissements d'usines existantes.
Dans ce classement publié le 1er mai, le Grand Est monte sur la troisième marche du podium derrière l'Ile-de-France (300 projets) et l'Auvergne-Rhône-Alpes (167 projets), dépassant les Hauts-de-France (110 projets). L'Occitanie (102 projets) se classe cinquième.
A l'échelle européenne, le Grand Est s'établit au neuvième rang entre deux concurrents prestigieux, la Bavière et la Catalogne. La région qui regroupe les anciennes entités administratives d'Alsace, de Lorraine et de Champagne-Ardenne devance même un puissant voisin allemand : le Land de Bade-Wurtemberg qui se classe quinzième.
« Nous sommes une région industrielle qui est fière et qui le revendique, avec 750 kilomètres de frontières et une place de leader dans la production d'énergie bas carbone », résume Franck Leroy, président (ex-Horizons) du Conseil régional du Grand Est. La dynamique amorcée en sortie de crise sanitaire relève pourtant d'un équilibre fragile.
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Avec 18.000 hectares de friches, héritées de ses précédentes activités industrielles et de son passé militaire, le Grand Est a abordé sereinement en 2021 la mise en scène de sa phase de réindustrialisation. Le « Business Act » régional conclu avec les services décentralisés de l'Etat a établi des canaux de communication plus fluides entre les entités chargées de la promotion économique, autour de quatre priorités : environnement, numérique, industrie et santé. Les relations historiques scellées avec les pays voisins continuent de jouer un rôle de locomotive. En 2023, 26 % des projets d'investissements internationaux ont été introduits par l'Allemagne.
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