À Illiers-Combray, le temps retrouvé de tante Léonie
Mathilde Giard
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Le château de Villebon.
© LTD / CONSEIL DÉPARTEMENTAL D’EURE-ET-LOIR/STUDIO MARTINO
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Son enquête l'a amené à fureter dans les placards, sous les baguettes électriques, derrière un conduit de cheminée... Et elle lui a permis de resituer la chambre de Léonie dans une autre pièce. Pour François-Xavier Richard, de l'atelier de papiers peints Offard, à Tours (Indre-et-Loire), la tante du narrateur d'À la recherche du temps perdu, l'œuvre de l'écrivain Marcel Proust (1871-1922), ne dormait pas côté jardin, mais côté rue. « La typologie des papiers peints était alors bien plus genrée : le décor très fleuri ne pouvait être que le sien, assure cet artisan détective, parvenu à retrouver puis à rééditer les motifs de l'époque. Lors de l'aménagement de cette maison-musée dans les années 1950, le machisme de l'époque a voulu que l'on attribue la plus grande chambre à "l'oncle", son mari, et la plus petite à ce personnage. » Pour François-Xavier Richard, le papier peint est un sujet éminemment proustien, « tout un univers que l'on s'invente devant des nuages ou un fouillis de feuilles et qui revient subitement des années après ».
Mathilde Giard