Copé fait à nouveau entendre sa différence

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Le patron des députés UMP termine l'année comme il l'a commencée : en faisant entendre sa différence au sein de la majorité. Il vient en effet d'annoncer le prochain dépôt d'une proposition de loi interdisant le port de la burqa dans les lieux ouverts au public, alors même qu'une mission parlementaire doit rendre un rapport fin janvier. Le député-maire de Meaux sait pertinemment qu'il met ainsi dans l'embarras le gouvernement, réticent à l'idée de légiférer sur ce dossier délicat en plein débat sur l'identité nationale. « Le temps de la décision politique est venu », s'est pourtant défendu, mercredi matin sur RTL, celui qui s'est fait le champion de la « coproduction législative ».Ce ne sera pas la première fois, ni sûrement la dernière, que Jean-François Copé critique l'exécutif. Rien que la semaine dernière, il contestait les méthodes de lutte contre la fraude fiscale de son successeur au Budget, Éric Woerth. Quelques jours auparavant, il s'interrogeait sur la pertinence du projet élyséen de faire élire les futurs conseillers territoriaux au scrutin uninominal à un tour? Et on se souvient encore de son hostilité au remboursement de la taxe carbone aux particuliers ou de l'abandon des tests ADN. Autant de prises de position qui l'ont définitivement brouillé avec le Premier ministre, François Fillon, et avec le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand. Seul Nicolas Sarkozy semble le ménager à défaut de pouvoir le faire rentrer dans le rang. Il est vrai que Copé sait jusqu'où aller vis-à-vis de l'Élysée. N'est-il pas venu au secours du chef de l'État lors de la polémique sur la nomination de son fils Jean à l'Epad ?Cela n'empêche pas Jean-François Copé de poursuivre sa stratégie qui doit faire de lui l'homme incontournable de la droite à venir. Pour Matignon qu'il ne refuserait pas, mais surtout pour l'Élysée en 2017 après un second mandat de Nicolas Sarkozy. Un objectif dont il se cache à peine.renforcementÀ défaut d'un grand ministère qui lui a été refusé en 2007, il utilise donc la présidence du groupe UMP. Il renforce également son club politique, Génération France.fr. qui regrouperait près de 5.000 adhérents. Début décembre, il inaugurait ainsi à Reims la 75e antenne du club. Pour 2010, des réunions dans des universités et des grandes écoles sont déjà programmées. Ses collaborateurs travaillent aussi sur des conventions thématiques qui pourront servir à alimenter ses futures prises de position? Patrick Coquidé Le député-maire de Meaux sait pertinemment qu'il met ainsi dans l'embarras le gouvernement.

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