Le groupe Volkswagen gagne 2,5 millions d'euros... à l'heure

 |   |  709  mots
21,9 milliards d\'euros! Le géant automobile européen aux douze marques a annoncé ce vendredi un bénéfice net record de ce montant faramineux. Le groupe Volkswagen gagne cinq fois plus que Ford, six fois plus que GM, douze fois plus que Renault, quinze fois plus que Fiat (avec Chrysler). Et son profit représente plus de quatre fois la perte nette de PSA l\'an passé. Certes, c\'est l\'intégration de Porsche qui génère ce résultat inhabituel. Le consortium de Wolfsburg affiche toutefois un  bénéfice opérationnel substantiel de... 11,5 milliards d\'euros, un pic historique en très légère progression. Soit une marge de 6%, fort honorable pour un groupe essentiellement généraliste (sauf Audi).  Son chiffre d\'affaires s\'est élevé à 192,7 milliards d\'euros (+21%). Fort de ces résultats, Volkswagen a décidé de proposer au titre de 2012 un dividende de 3,50 euros par action ordinaire, contre 3 euros pour 2011, et de 3,56 euros par action préférentielle (3,06 euros en 2011).Déception en bourseUne annonce qui a... déçu les investisseurs, qui attendaient plus de générosité. En conséquence, le titre de Volkswagen a dévissé à la Bourse de Francfort, clôturant en baisse de 6,96% à 163,8 euros. Décidément. Il n\'empêche. Pour 2012, le groupe germanique se borne à pronostiquer une hausse de son chiffre d\'affaires et un bénéfice opérationnel stable par rapport à 2012. Pas mal.Records des marquesL\'an dernier, le groupe a été porté par une hausse de 11,2% des ventes à 9,07 millions d\'unités. Tous les marques, sauf l\'espagnol Seat, affichent des chiffres historiques. La marque Volkswagen elle-même a crû de 12,7% l\'an dernier avec un record de 5,74 millions d\'unités. La filiale haut de gamme Audi a progressé de 11,7% à 1,45 million, soit la «seizième année historique consécutive, à l\'exception de 2009», a souligné Rupert Stadler, patron de la marque. Porsche, la nouvelle firme sportive du groupe intégrée depuis août dernier, a aussi battu son record, accroissant ses volumes de 18,7% à plus de 141.000 unités.Renaissance aux Etats-UnisParmi les grands marchés, le consortium de Basse-Saxe dans son ensemble a surtout progressé... aux Etats-Unis. «C\'est un solide pilier de notre croissance», a martelé Martin Winterkorn, soulignant: «nous sommes axés à 100% sur la croissance aux Etats-Unis». Le groupe de Wolfsburg a vu ses ventes augmenter de 30,6% l\'an passé à 580.286 unités outre-Atlantique, battant son record de... 1970, au temps de la Coccinelle! Un joli succès alors que le groupe y était à l\'agonie il y a encore quelques années. Les décennies 1980, 1990 et 2000 ont été catastrophiques, avec des pertes récurrentes. Produits inadaptés, qualité médiocre des produits importés du Mexique... Mais, «nous sommes repartis à l\'offensive», affirme Martin Winterkorn. Tout d\'abord, le groupe a investi «plus de quatre milliards de dollars depuis 2008. Et nous allons investir plus de 5 milliards d\'ici à 2015 en Amérique du nord».L\'Europe à la traîneLe groupe s\'est également bien comporté en Asie-Pacfique l\'an dernier (+23,3% à 3,1 millions d\'unités) et en Amérique du sud (+8,2% à 1 million). Volkswagen est le numéro un des voitures particulières en Chine et le deuxième au Brésil. En Europe de l\'ouest (hors Allemagne), il a cependant reculé de 6,5% à 1,85 million, une baisse contrebalancée par la progression de 1,9% en Allemagne et de 17,6% en Europe centrale et orientale, sans parler d\'une croissance de 39% en Russie, qui reste encore un petit marché pour le groupe. Pour 2013, Martin Winterkorn est resté prudent, pronostiquant toutefois «une croissance, surtout aux Etats-Unis, en Chine, en Amérique du sud». Bref, tout va plutôt bien, grâce essentiellement à une gamme extrêmement large et des produits de qualité, à haute technologie, avec une solide image pour Porsche, Audi et Volkswagen... Martin Winterkorn a réitéré l\'objectif de devenir le numéro un auto mondial en 2018. Audi veut produire 1,5 million de véhicules par an au milieu de la décennie à travers notamment une deuxième usine en Chine et un site au Mexique. Et le label aux anneaux compte devenir la première marque haut gamme mondiale devant BMW à terme. Porsche vise carrément les 200.000 unités d\'ici à 2018.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :