Le président chinois débute sa tournée africaine avant le sommet des BRICS

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 La Chine continue d\'imposer sa marque sur le continent africain. Ce dimanche, le président chinois Xi jinping  Le président chinois Xi Jinping est attendu dans la capitale économique de la Tanzanie Dar es Salaam, première étape d\'une tournée africaine qui doit aussi le mener en Afrique du Sud et au Congo-Brazzaville.L\'avion du nouveau chef de l\'Etat chinois, qui arrive de Moscou où il a effectué son tout premier déplacement à l\'étranger, doit atterrir vers 14h heure de Paris. Le dirigeant chinois doit rester jusqu\'à lundi en Tanzanie qui l\'un des pays africains avec lesquels la Chine entretient les plus anciennes relations. Selon le ministère tanzanien des Affaires étrangères, une vingtaine d\'accords devraient être signés lundi, dans les domaines économiques mais aussi de la culture et du développement.  Xi Jinping devrait aussi délivrer un important discours sur les relations sino-africaines.Le président chinois s\'envolera ensuite pour l\'Afrique du Sud, où il participera mardi et mercredi à Durban au 5e sommet des grandes puissances émergentes des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud). Après cette réunion, il prendra la direction du Congo-Brazzaville pour clore sa tournée africaine, qui vise notamment à confirmer l\'importance qu\'accorde Pékin aux pays émergents. Au sommet des BRICS, le président chinois retrouvera son homologue russe, Vladimir Poutine, avec qui il a affiché des relations au beau fixe lors de son passage à Moscou. Une trentaine d\'accords ont été signés entre les deux pays lors de cette visite.Un nouveau \"grand politique\" qui joue la carte BRICSInvesti mi-mars comme président de la République populaire après avoir pris les rênes du Parti communiste en novembre, Xi Jinping a précisé avoir choisi la Russie pour son premier déplacement à l\'étranger \"afin de montrer l\'importance particulière\" des relations russo-chinoises. Outre les échanges économiques importants, les deux pays affichent une unanimité parfaite sur les grands dossiers internationaux, faisant front commun contre ce qu\'ils qualifient d\'ingérence dans les affaires intérieures des autres pays, notamment la Syrie. La Russie, seule grande puissance à entretenir encore des liens étroits avec Damas, et la Chine ont bloqué jusqu\'ici tous les projets de résolution du Conseil de sécurité de l\'ONU - dont ils sont membres permanents, avec droit de veto - condamnant le président syrien Bachar al-Assad.Pour les analystes, l\'enchaînement Russie-Afrique dans la première tournée étrangère de Xi Jinping est chargée de sens. \"Avec la Russie et l\'Afrique, Xi se rend aux endroits où la Chine apparaît jouir de son plus grand crédit sur le plan politique. Pékin s\'appuie plus que jamais sur ces partenaires, dans un contexte de relations tendues avec la plupart de ses voisins et avec l\'Occident\", avait analysé la semaine dernière Jonathan Holslag, de l\'Institut de recherche sur la Chine contemporaine de Bruxelles (BICCS).La Chine est depuis 2009 le premier partenaire commercial de l\'Afrique --le volume du commerce sino-africain a frôlé les 200 milliards de dollars en 2012. Partenaires depuis les années 1960, celles des indépendances africaines, la Chine et l\'Afrique ont considérablement renforcé leurs liens depuis une quinzaine d\'années. Les entreprises chinoises, d\'Etat ou privées, ont investi massivement sur le continent pour extraire du pétrole ou des matières premières, cultiver des terres ou construire des hôpitaux, des routes ou des barrages.L\'étape en Tanzanie est un symboleDans ce contexte, l\'étape tanzanienne est elle-même symbolique. \"La Tanzanie et la Chine entretiennent depuis longtemps des relations étroites et amicales,\" commentait également avant le début de la tournée Frans-Paul van der Putten, du Netherlands institute of international relations de Clingendael. \"La décision de Xi de se rendre d\'abord en Tanzanie suggère que la Chine n\'est pas seulement intéressée dans les gains économiques à court terme, mais qu\'elle cherche à développer des partenariats de long-terme avec les pays africains,\" avait-il ajouté. La Chine a certes d\'importants intérêts économiques en Tanzanie, notamment dans le secteur minier. Mais c\'est aussi là qu\'elle a réalisé, dans les années 70, ce qui est encore aujourd\'hui considéré comme le plus vaste projet d\'aide chinoise en Afrique: une ligne de chemin de fer reliant le pays à la Zambie.La Chine en pleine opération de communicationDans un entretien à des médias de pays des BRICS, le président chinois a récemment souligné la vaste coopération entre la Chine et l\'Afrique et insisté sur \"l\'amitié\" que portait son pays à tous les pays du continent, quelles que soient leurs taille, puissance ou richesses. \"La Chine les traite également et mène activement une coopération pragmatique qui bénéficie aux deux parties,\" avait-il assuré.Cette opération de communication masque des relations qui se tendent avec la Chine. Il y a un peu plus d\'une semaine, le président de la banque centrale du Nigéria à ouvrir les yeux sur le comportement chinois en Afrique.  \"Il est temps pour nous d\'ôter les lunettes teintées de rose à travers lesquelles nous voyons la Chine\", avait appelé Lamido Sanusi dans les colonnes du Financial Times. \"La Chine nous prend des matières premières et nous fournit des biens manufacturés. C\'était aussi l\'essence du colonialisme\", c\'était-il insurgé?>> LIRE AUSSI Le coup de gueule du gouverneur de la banque centrale du Nigeria contre l\'impérialisme chinois en Afrique

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