La France lorgne les marchés de l'ONU

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La France veut sa part de gâteau à l'ONU. Elle souhaite aujourd'hui être beaucoup plus présente dans les appels d'offres lancés par l'Organisation des Nations unies. Sous l'impulsion du secrétariat d'État chargé du Commerce extérieur, Paris va officiellement lancer le vendredi 29 avril une structure baptisée « Équipe de France export du maintien de la paix », selon l'agenda de Pierre Lellouche publié vendredi dernier. Cette nouvelle structure repose principalement sur la création d'une joint venture Global X, détenue à 33,33 %, selon nos informations, par trois grands groupes (Thales, Sodexo et Geodis). Elle aura un bureau à New York.C'est l'ancienne secrétaire d'État, Anne-Marie Idrac, qui a lancé cette initiative, en constatant que les groupes français étaient peu présents dans les appels d'offres lancés par l'ONU alors que la France est l'un des pays contributeurs majeurs des Nations unies. À l'inverse des groupes américains qui se taillent la part du lion. Avec actuellement plus d'une dizaine d'opérations de maintien de la paix à travers le monde, le budget de l'ONU s'élevait à 7,8 milliards de dollars en 2009 (contre 2,6 milliards en 2002). Surtout, ce qui intéresse les industriels, c'est le poste Achats de l'ONU, qui atteint 3,1 milliards de dollars, précise-t-on au sein du gouvernement. Soit 40 % du budget global des Nations-Unies.Réponses globalesFort de ce constat, Anne-Marie Idrac avait donc sollicité Thales, Sodexo et Geodis, ainsi qu'un GIE Access (groupement de PME basé en Alsace) en vue de construire une équipe industrielle censée gagner les marchés de l'ONU. Le groupe de projet avait d'ailleurs signé en février 2010 une lettre d'intention, préfigurant la création de Global X, qui a le soutien également du Medef, au travers du GIE Access. Ces PME, à l'image d'Avancis Europe (solutions temporaires pour des bases militaires) ou Vergnet (pompes à eau, éolien, photovoltaïque), pourront elles aussi avoir un accès direct aux marchés de l'ONU.Au-delà de l'ONU, Global X et le GIE Access doivent permettre à ses membres d'offrir des réponses globales à des appels d'offres internationaux, qu'ils soient émis par l'Otan, l'Union européenne, les ONG... Ce marché au niveau mondial représente 40 milliards de dollars. Des perspectives de croissance alléchantes pour Thales, qui cherche à se diversifier dans les services, pour Sodexo, qui se développe dans le domaine de la défense en proposant des offres complètes pour les bases militaires et pour Geodis.

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