Immigration et Libye : deux positions contraires

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C'est peu dire qu'à propos de l'attitude à avoir face au colonel Kadhafi en butte aux protestations, Français et Italiens ont affiché des positions contraires. Alors que le président français poussait au Conseil de sécurité de l'ONU une résolution ouvrant la voie à une intervention militaire aérienne contre le chef libyen, Rome réfléchissait à une proposition de conciliation à élaborer avec Berlin, autre pays hostile à l'intervention. Silvio Berlusconi déclarait même récemment avoir pensé à démissionner en raison de ses liens avec Kadhafi, quand Rome se décida à participer à l'effort de l'Otan contre le dictateur libyen. Il faut dire que, pour le « Bel Paese », la Libye est un fournisseur important d'hydrocarbures. Côté immigration clandestine, le différend entre Nicolas Sarkozy et le Cavaliere est ancien. Dès novembre 2005, le ministre français de l'Intérieur d'alors vilipende « les autorités italiennes [qui] ont régularisé 700.000 travailleurs clandestins (...) dans le contexte de la libre circulation, ces régularisations massives sont dangereuses car elles produisent un appel d'air considérable en Europe », souligne-t-il. Les permis de séjour provisoires octroyés il y a peu par Rome à des Tunisiens, pour leur permettre de gagner la France, est perçu de la même façon par Paris. F. P. W.

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