Le pétrole revient vers ses plus-hauts de l'année

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À en croire les analystes de Barclays Capital, les cours du pétrole n'ont pas encore atteint leur point haut cette année. Entre une situation proche de l'impasse en Libye et une demande robuste - un peu trop au goût de Barclays compte tenu de la rigidité de l'offre -, le marché du pétrole n'a guère de raison de se détendre. Il a d'ailleurs entamé la semaine en hausse, lundi en première partie de journée, sur fond d'aggravation des violences en Syrie (où au moins 25 personnes ont été tuées à Deraa, où les forces de sécurité ont pénétré avant l'aube, appuyées par des chars), au Yémen (où les manifestants réclament le départ immédiat du président Ali Abdallah Saleh) et au Nigeria, le plus grand pays producteur de pétrole d'Afrique avec environ 2 millions de barils par jour, qui font craindre des difficultés d'approvisionnement. L'Arabie Saoudite avait décidé, en février, de porter sa production à 9 millions de barils par jour pour pallier les difficultés en Libye. Mais elle ne serait pas prête, contrairement aux rumeurs, à augmenter sa capacité de production au-delà des 12,5 millions de barils/jour. Du coup, le brent pour livraison en juin s'est hissé jusqu'à 124,75 dollars et le WTI jusqu'à 113,48 (son plus-haut depuis septembre 2008), avant de faire marche arrière. À ces niveaux de prix élevés de l'or noir - le cours du brent s'est renchéri de 31 % depuis le début de l'année -, les politiques tentent de durcir le ton.Commission d'enquêteL'administration Obama entend mettre en place une commission d'enquête chargée d'examiner, outre les aspects de distribution, le rôle des spéculateurs sur les marchés à terme. Ce qui n'est pas sans rappeler l'initiative, à l'été 2008, alors que le baril de brent s'était envolé jusqu'à 147 dollars, de la Commodity Futures Trading Commission (CFTC). Depuis, le régulateur américain a décidé d'imposer des limites aux positions de chaque intervenant. Quant à espérer un geste de l'Opep... Selon le ministre irakien du Pétrole, Abdoul Karim Louaibi, les pays exportateurs estiment « que les cours n'affecteront pas la croissance économique ». Selon Reuters, l'Opep ne devrait d'ailleurs pas modifier les quotas de production en juin. C. Fr.

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