Le gouvernement Berlusconi annonce 24 milliards d'économies

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« Nous devrons faire une série de sacrifices très lourds pour éviter à notre pays de se retrouver dans la situation de la Grèce ». D'ordinaire très discret, c'est le sous-secrétaire d'Etat à la présidence du Conseil, Gianni Letta, véritable éminence grise de Silvio Berlusconi, qui a confirmé lundi l'imminence et la nécessité d'un plan d'austérité italien. Alors que pendant des semaines, les responsables transalpins ont assuré que la situation était sous contrôle, ils s'apprêtent finalement à adopter un programme de réduction du déficit d'environ 24 milliards d'euros sur deux ans. Le détail des mesures devait être précisé mardi soir au terme d'un conseil des ministres. Mais d'ores et déjà, les grandes lignes ont été tracées. Le ministre de l'Economie, Giulio Tremonti, a décidé de frapper tous azimuts allant jusqu'à la réduction de 20 % des voitures de fonction. Pour ce collectif budgétaire - le plus dur jamais adopté par Silvio Berlusconi - le gouvernement a prévu des réductions de dépenses publiques et des recettes fiscales supplémentaires, la répartition devant être de deux tiers/un tiers. Parmi les mesures envisagées, Rome s'apprête à durcir les conditions d'obtention de pensions d'invalidité, retarder le départ en retraite des femmes dans la fonction publique, prolonger pendant deux ans le non remplacement de quatre fonctionnaires sur cinq départs à la retraire ainsi que le gel des salaires jusqu'en 2013. Pour les dirigeants de l'Etat gagnant plus de 90.000 euros par an, une réduction de 5 % est même prévue. Celle-ci atteindra 10 % pour les salaires dépassant les 130.000 euros. Les dépenses des ministères seront amputées (de 10 %) de même que les subventions aux partis politiques. Les économies devraient aussi provenir de la réduction massive (près de 6 milliards) des transferts aux collectivités locales. Sur le versant des recettes (environ 4 milliards), le ministre Tremonti entend notamment renforcer la lutte contre l'évasion fiscale et une augmentation de 10 % des taxes sur les bonus et stock options. Robert Lavéran, à Rome

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