Les instituteurs veulent gagner autant que les profs de collèges et de lycées

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L\'égalité de traitement entre enseignants du primaire et ceux du secondaire : voilà ce que demandent les syndicats représentants des professeurs des écoles au Ministère de l\'Education. Depuis le mois de décembre 2012, au cours duquel Vincent Peillon avait ouvert la porte à une revalorisation des salaires des enseignants, ils sont en contacts réguliers avec le gouvernement pour mener ces négociations.Ce mardi 26 juin, vient d\'être publié un ouvrage de référence sur l\'état de l\'éducation dans le monde : « Regards sur l\'éducation : les indicateurs de l\'OCDE ». Un document qui tombe à pic pour les syndicats des enseignants du primaire, puisque se tiendra mercredi 26 juin une nouvelle réunion avec Vincent Peillon. L\'étude pointe notamment les différences de niveaux de salaires des professeurs des écoles français par rapport à la moyenne de ceux des pays de l\'OCDE.Ainsi, comparé à la moyenne de l\'OCDE, le salaire des enseignants débutants est inférieur de 11% dans le primaire, de 5% au collège et de 8% au lycée. La France se distingue aussi par la différence de traitement réservée aux professeurs, selon qu\'ils exercent dans le premier ou le second degré. « En France, un enseignant débutant du collège gagne 9% de plus qu\'un enseignant débutant du primaire. Il y a peu de pays où les écarts sont aussi importants », a fait remarquer Eric Charbonnier, analyste des questions de l\'éducation à l\'OCDE, lors d\'un point presse qui s\'est déroulé ce mardi. Un professeur des écoles débutant gagne 1923 euros brut par moisPour rappel, le salaire mensuel brut d\'un enseignant du primaire dépend de son grade et varie de 1923 euros pour un débutant (hors primes et heures supplémentaires) à 3668 euros en fin de carrière. Tandis que celui d\'un enseignant de collège ou lycée varie de 2149 euros à 3926 euros. Dans le même temps, selon l\'étude de l\'OCDE, le temps de travail en classe est 40% plus important dans le primaire que dans le secondaire.Sébastien Fihr, le secrétaire général du SNUipp déplore ainsi la différence de traitement malgré « un même métier et un même niveau de recrutement ».Une différence qui remonte à 1990. Cette année là, les enseignants du second degré ont obtenu le droit à une indemnité de 1200 euros par an (en plus des heures supplémentaires). Les professeurs des écoles, eux, n\'en touchent pas. Sur ce point, « Vincent Peillon a évoqué la création d\'une indemnité annuelle pour les enseignants du primaire il y a deux mois, lors de la précédente réunion de négociations » indique Sébastien Fihr. Depuis, la somme de 400 euros circule. « Nous attendons de voir si elle est confirmée. Si tel est le cas, nous ne la considérerons que comme une première étape » prévient le syndicaliste.Faire évoluer le taux de passage en grade « hors-classe»Autre point sensible de négociation : l\'accès au grade « hors-classe » en fin de carrière. En général, un enseignant accède à cet échelon en fin de carrière, lorsqu\'il dispose d\'au moins 25 années d\'expérience. Cette accession lui permet de voir sa rémunération augmenter. Or, le taux d\'accès est différent pour les professeurs des écoles comparé à ceux des collèges ou lycées : 2% contre 7%, suite à la création du corps professeur des écoles en 1989. « Vincent Peillon proposerait de passer ce taux à 3% » estime Sébastien Fihr. « Si tel est le cas, il s\'agira là aussi seulement d\'une première étape » poursuit-il.Enfin, au-delà de l\'officialisation de ces propositions, les syndicats attendent du ministre la fixation d\'un calendrier, autrement dit qu\'il s\'engage sur un programme précis de leur mise en place au cours du quinquennat de François Hollande. 

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