Pittsburgh consacre le nouvel ordre économique mondial

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Maintien des plans de relance, refonte de la gouvernance économique mondiale, convergences indéniables sur le capital des banques et les bonus : les chefs d'État et de gouvernement du G20 se sont quittés hier soir à Pittsburgh en ayant réalisé des avancées concrètes sur les principaux dossiers. Selon le projet de communiqué qui circulait avant la clôture de la réunion, les pays du G20 ? qui représentent 90 % de l'économie mondiale ? éviteront « tout retrait prématuré des mesures de relance » tant qu'une « reprise durable » favorisant la création d'emplois ne sera pas assurée.Taxe Tobin à l'étudeLes pays émergents sont sortis considérablement renforcés du sommet. Le G20, auquel ils appartiennent, va se substituer au club très fermé des pays industrialisés du G8 (lire ci-dessous). De plus, les émergents les moins représentés au sein du Fonds monétaire international (FMI) vont bénéficier d'un transfert de 5 % des droits de vote de l'institution au détriment, notamment, de pays européens. En contrepartie des acquis de Pittsburgh, les émergents devront participer avec les pays industrialisés au rééquilibrage de l'économie mondiale. En clair, la Chine est invitée à engager des politiques visant à renforcer sa demande intérieure, les États-Unis sont priés de favoriser l'épargne des Américains et l'Europe doit stimuler l'investissement.Les pays riches et émergents du G20 vont charger le FMI d'évaluer la cohérence des politiques économiques nationales. Ils ont par ailleurs demandé au FMI d'étudier les moyens grâce auxquels les marchés financiers pourraient payer les conséquences de la crise, parmi lesquels pourrait figurer une taxation des transactions financières, telle la taxe Tobin.Enfin, en dépit des fortes divergences persistant à l'approche du sommet entre Américains et Européens sur l'avenir de la réglementation financière, les dirigeants du G20 sont parvenus à des compromis qui seront déterminants pour l'industrie bancaire. La France n'a pas obtenu la limitation des primes pour laquelle militait Nicolas Sarkozy, mais il n'est pas reparti les mains vides.  Se calant sur les recommandations du Conseil de stabilité financière (lire ci-dessous), les bonus devront être restreints à un pourcentage du produit net bancaire lorsqu'un établissement ne respectera pas les normes prudentielles internationales. Et, comme attendu, les rémunérations variables devront être différées dans le temps, liées à la performance à long terme, mais aussi annulables. En matière de capitalisation des banques, le secrétaire au Trésor, Timothy Geithner, a obtenu que le comité de Bâle sur la supervision bancaire prenne, d'ici à la fin 2010, une décision chiffrée sur le relèvement des fonds propres pour être appliquée avant la fin 2012, tandis que Nicolas Sarkozy a appelé à une application générale de Bâle 2 dès 2011. En revanche, l'établissement d'un ratio d'endettement que Geithner défendait et auquel s'opposaient les Européens ne constituera qu'une « mesure supplémentaire » aux côtés des normes prudentielles de Bâle 2. n Texte exergue surlignableDio odignibh ea faccum quatue feugait praessi blam, sum nit ilis dit at, ver se

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