Défense : Ocea, ce petit chantier naval qui cartonne à l'exportation

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Le moins qu\'on puisse dire c\'est que le chantier naval des Sables-d\'Olonne, Ocea est une entreprise très discrète (trop ?). Et pourtant, Ocea mène bien sa barque. Et même très bien. Le chantier naval, qui fabrique 100 % \"Made in France\" aux Sables-d\'Olonne ainsi qu\'à Saint-Nazaire et à Fontenay-le-Comte, vend beaucoup à l\'exportation des navires armés dans des pays, qui ne sont traditionnellement pas des clients de la France. Ainsi, il a réussi à vendre lors de ces cinq dernières années 21 patrouilleurs à l\'Algérie, dont le marché militaire reste difficilement accessible aux industriels français, deux navires de soutien à l\'Irak et trois patrouilleurs FPB 98 au Nigeria. Dirigé par Roland Jouassard, Ocea avait d\'ailleurs dévoilé au salon Euronaval toute une moisson de contrats au moment où la France marque le pas dans ses exportations d\'armes en 2012.L\'Indonésie client d\'OceaDans ce contexte, Ocea vient de réussir un joli coup, selon nos informations, en Indonésie, où il a vendu deux bâtiments océanographiques de 60 mètres, de type OSV 190 MKII. Ils peuvent embarquer entre autre des équipements de guerre des mines, selon le site spécialisé « Mer et Marine », qui indique que le chantier vendéen a signé un contrat pour la construction de quatre patrouilleurs de 32 mètres du type FPB 98 MKII destinés au Sénégal. Ce type de bâtiment avaient également été acquis par le Bénin (trois exemplaires). Par ailleurs, Ocea a été présélectionné par les Philippines pour l\'acquisition de quatre patrouilleurs FPB 98. Ce pays est également intéressé par l\'achat d\'un navire simple et robuste du type OPV (Ocean Patrol Vessel) de 70 mètres. Ocea pourrait le fabriquer avec le concours du chantier STX. Ce qui est un véritable exploit aux Philippines, qui achète plutôt du matériel d\'occasion. Enfin, il a été présélectionné dans un pays du Maghreb pour un programme de construction de huit patrouilleurs.Compétitif malgré une implantation 100 % françaiseSelon un bon connaisseur du chantier naval, la réussite d\'Ocea est principalement le fruit d\'un \"très bon réseau commercial\" et \"d\'une méfiance vis-à-vis de l\'Etat et de DCNS\". \"Ils ont de très bons rabatteurs\", précise-t-il. Et puis le chantier naval, qui reste compétitif malgré une implantation 100 % nationale, sait livrer rapidement. \"C\'est aussi l\'une des raisons de leur succès\". Des succès qu\'aimerait dupliquer Ocea en Amérique du Sud, où Roland Jouassard nourrit des ambitions.

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