Moscou veut attirer les investissements chinois

 |   |  289  mots
Arrivé dimanche dans la ville portuaire de Dalian, le président russe Dmitri Medvedev entame une visite officielle de trois jours en Chine. Placée sous le signe de la coopération économique, en particulier dans le domaine de l'énergie, elle sera l'occasion de signer plusieurs contrats dans ce secteur. Cette année, l'oléoduc qui va acheminer du pétrole russe vers le géant chinois dont les besoins énergétiques ne cessent de croître, va être inauguré, en attendant de futures livraisons de gaz naturel. Cette ouverture permet à Moscou de moins dépendre de ses clients européens. En outre, les deux pays ont annoncé un projet commun, d'un coût de 5 milliards de dollars (3,7 milliards d'euros), pour la construction d'une raffinerie de pétrole dans le port chinois de Tianjin, au nord-est du pays, qui alimentera un futur réseau de 500 stations d'essence.Mais Dmitri Medvedev souhaite également convaincre ses homologues chinois de diversifier leurs relations commerciales, notamment en investissant en Russie. En 2009, près de 75 % des exportations russes concernaient les ressources naturelles tandis que près de 70 % de ses importations chinoises consistaient en machines et matériels d'équipement. « Le danger pour la Russie est de n'être qu'un fournisseur d'hydrocarbures et de matériaux de base pour la Chine. Avec le risque de voir son poids politique commencer à se réduire non seulement par rapport à la Chine mais aussi au reste du monde », explique Chris Weafer, économiste en chef chez UralSib, cité par l'agence Bloomberg. Dimanche, l'un des conseillers économiques du président russe a indiqué qu'un constructeur automobile chinois pourrait installer une chaîne de montage à Yaroslav, une ville située sur la Volga. Mais sans citer de nom. Robert Jule

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :