Les cartes se rebattent sur le marché de la sécurité informatique

Dans un secteur de la sécurité informatique en plein boom, 2010 avait été émaillée par une impressionnante vague de fusions et acquisitions, la plus notable étant celle du rachat du deuxième acteur mondial - l'américain McAfee - par le géant des semi-conducteurs Intel, pour 6,6 milliards de dollars. Cette tendance semble devoir se poursuivre en 2011. Le mois dernier, le russe Kaspersky, quatrième éditeur mondial de logiciels de sécurité derrière les américains Symantec et McAfee et le japonais Trend Micro, n'a pas fait mystère de ses velléités de croissance externe, aux États-Unis et en Europe .À cette fin, le groupe a levé en janvier 200 millions de dollars auprès du fonds d'investissement General Atlantic, en échange de 20 % de son capital. Numéro un mondial du secteur avec un chiffre d'affaires de 6 milliards de dollars sur l'exercice 2009-2010, Symantec est lui aussi bien sûr un « prédateur » naturel. Au cours du seul été 2010, le groupe a racheté les sociétés GuardianEdge Technologies, PGP et VeriSign, afin de se renforcer dans la sécurité des centres de données et des réseaux. Mais la firme californienne fait aussi figure de proie. Le rachat de McAfee par Intel a relancé la rumeur selon laquelle Microsoft s'intéresserait à elle, qui pèse près de 14 milliards de dollars à Wall Street. « Il s'agit là de problématiques d'actionnaires », sourit Eric Soares, vice-président de Symantec pour l'Europe. Justement, le capital de Symantec est totalement éclaté, entre les mains de fonds a priori davantage mus par des intérêts financiers que par des considérations stratégiques. Christine Lejoux WW

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