Moscou élabore un vaste plan de privatisations

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Sévèrement touchée par la crise financière, la Russie renoue avec la croissance. L'économie affiche au deuxième trimestre une croissance de 5,4 % sur un an après une croissance de 2,9 % au premier trimestre, a annoncé mardi le vice-ministre du Développement économique, Andreï Klepatch. Ces chiffres positifs constituent une bouffée d'oxygène pour la Russie, seul grand pays émergent à avoir connu une récession l'an dernier. Fort de ces dernières statistiques, le gouvernement va prochainement réviser à la hausse ses prévisions de croissance. Moscou tablait jusqu'ici sur une croissance de 4 % en 2010. La Russie, dont l'économie repose en grande partie sur les hydrocarbures et les métaux, bénéficie de la remontée des cours des matières premières. « Les composantes de la croissance demeurent assez fragiles à l'exception de la consommation », a mis en garde Andreï Klepatch. Les entreprises, qui souffrent d'importantes surcapacités de production, hésitent encore à investir. Avec une contraction du PIB de 7,9 % en 2009, la crise a laissé des traces profondes dans le tissu économique et dans les finances publiques avec un déficit public de 6 points de PIB en 2009. Le Kremlin a en outre puisé dans le fonds de stabilisation pour relancer la machine russe réduisant les réserves de 225 milliards de dollars en 2008 à 114 milliards seulement en 2010. Dix entreprises privatiséesPour ramener rapidement les finances publiques à l'équilibre, le gouvernement envisage de relancer les privatisations. Le ministère russe des Finances a proposé au gouvernement un plan de privatisations, qui inclurait la vente de participations de l'État dans les grandes entreprises russes. Ce projet prévoit la vente de 27,1 % des parts de la compagnie Transneft qui gère les oléoducs, de 24,16 % du premier producteur du pétrole Rosneft, et de 9,3 % de la principale banque publique Sberbank, trois sociétés déjà en partie privatisées. Est également prévue la cession de 25 % (moins une action) de la société des chemins des fers RZD, contrôlée à 100 % par l'État.Ces cessions doivent rapporter au budget environ 29 milliards de dollars d'ici 2013. Parmi les dix entreprises publiques qui seront privatisées figurent la banque VTV et la société Rushydro qui gère les centrales hydroélectriques. « Une telle liste existe, mais il s'agit seulement d'une proposition », a indiqué le ministère des Finances qui affirme que « rien n'a encore été approuvé (par le gouvernement). » X. H.

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