Bruxelles réfléchit à un emprunt obligataire pour financer Galileo

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C'est promis, Antonio Tajani mettra en orbite le système européen de navigation par satellites concurrent du GPS en respectant l'enveloppe budgétaire. « Nous avons 3,4 milliards d'euros pour Galileo. Il n'y a pas de problème jusqu'à 2014 », a-dit cette semaine le vice-président de la Commission, en marge d'une conférence sur la politique spatiale. En 2014, 18 des 32 satellites prévus auront été lancés. « Le système sera alors opérationnel », assure-t-on à la Commission. Mais incomplet.Que se passera-t-il ensuite ? Une nouvelle stratégie spatiale de la Commission aurait dû répondre à cette question. Sa publication a été repoussée de mois en mois. À défaut, la communication sur la politique industrielle qu'Antonio Tajani présente ce jeudi lui consacre quelques paragraphes. « Je ne suis pas surpris de ce report. C'est une discussion difficile. Il est sage politiquement de prendre le temps », estimait cette semaine Luigi Pasquali, le numéro 2 de Thales Alenia Space. Le retrait de la communication a beaucoup à voir avec le cycle budgétaire européen. Les négociations du budget 2014-2020 s'engagent à peine. Le modèle de cofinancement public-privé imaginé au lancement de Galileo est mort et enterré. Pour boucler Galileo et assurer sa maintenance, tout comme le financement des autres projets dans l'observation (GMES) ou même l'exploration, il faut trouver d'autres fonds publics. « Le président Barroso a évoqué les project bonds... Nous en parlons avec la Banque européenne d'investissement », a déclaré à « La Tribune » le commissaire italien. Consensus politiqueAutre piste : économiser sur le lancement, en partie responsable des dépassements de budget enregistrés jusqu'à présent. « Kourou coûte cher », dit le commissaire qui veut « parler avec les industriels » à ce sujet.La Commission compte enfin sur un sens accru de l'intérêt commun. « Les Britanniques étaient beaucoup plus réticents il y a 10 ans. Il y a maintenant un grand consensus politique sur la nécessité de Galileo », explique une source à la Commission. Politiquement, le projet est présenté comme un impératif politique. « Sans Galileo, les citoyens européens seraient marginalisés » par rapport aux Américains, aux Russes, aux Chinois, estime Antonio Tajani.Florence Autret, à Bruxelle

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