Le Sénat veut féminiser la tête des entreprises

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Mercredi, le Sénat devait adopter la proposition de loi Copé/Zimmermann instaurant des quotas de femmes dans les conseils d'administrations des grandes entreprises. Dans sa version déjà votée par les députés, le texte prévoit que les entreprises cotées disposeraient d'un délai de cinq ans pour s'adapter aux dispositions de la loi, à raison d'une composition égale ou supérieure à 20 % de femmes dans les conseils d'administration d'ici à dix-huit mois et de 40 % d'ici à quatre ans. Lors des débats au Palais du Luxembourg, les sénateurs devaient étendre le champ d'application de la loi aux entreprises non cotées qui, trois ans durant, remplissent deux critères, à savoir employer plus de 500 salariés et afficher un chiffre d'affaires supérieur à 50 millions d'euros. Cet amendement aurait pour conséquence de porter de 700 à 2.000 le nombre des entreprises concernées. Les premières victimesMercredi également, l'Observatoire Cegos a dévoilé les résultats d'une enquête* sur les femmes et le travail. Celle-ci montre que l'indépendance financière est la première raison qui les pousse à travailler (82 % chez les cadres). D'après les femmes interrogées, les principales composantes d'un « bon job » sont d'abord la qualité du travail et les bonnes relations (20 %), puis le niveau de rémunération (19 %), les perspectives d'évolution (9 %) et le niveau de responsabilité (8 %). Les critères liés à la carrière professionnelle ne figurent pas parmi leurs priorités. L'étude montre également que les femmes sont les premières victimes en cas de crise économique. Ainsi plus de la moitié des directeurs des ressources humaines interrogés affirment que la crise actuelle a eu un impact plus important sur la vie professionnelle des femmes que sur celle des hommes. La Cegos relève aussi que 34 % des DRH « attestent » de la préférence donnée aux hommes en cas de difficultés économiques. Enfin, les DRH et les femmes interrogés sont d'accord pour estimer que la réduction de la différence de salaires entre hommes et femmes ne progresse pas. I. M.*Enquête réalisée en septembre auprès de 900 femmes salariés et de 166 DRH.les entreprises cotées disposeraient d'un délai de cinq ans pour s'adapter aux dispositions de la loi.

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