Jean-François Copé mène la danse dans la majorité

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Au soir du second tour, sur les plateaux de télévision, il est sorti du silence qu'il s'était imposé pendant que la campagne régionale de l'UMP prenait l'eau. Reconnaissant une « défaite », Jean-François Copé a appelé à « un nouveau pacte majoritaire » entre l'exécutif et le Parlement, nouvelle étape de sa « coproduction législative » qui avait déjà agacé à l'Elysée. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, le président du groupe UMP de l'Assemblée s'est attiré une réplique acerbe de Brice Hortefeux, un fidèle du chef de l'Etat. « Le vrai pacte, c'est celui qui a été scellé entre Nicolas Sarkozy et les Français en 2007, pour cinq ans », a déclaré la semaine dernière le ministre de l'Intérieur. Jean-François Copé n'en a cure. Il juge que Nicolas Sarkozy, qui l'a reçu à deux reprises au lendemain des régionales, a acté dans les faits ce qu'il avait réclamé au soir de la débâcle, à commencer par l'abandon de la taxe carbone. Mais aussi le « retour aux fondamentaux » de la campagne de 2007, via notamment la loi d'interdiction du voile intégral. Le député-maire de Meaux, dont l'ambition présidentielle pour 2017, voire 2012, est intacte, est bien décidé à pousser les feux de sa réconciliation avec le chef de l'Etat, pour apparaître de plus en plus comme celui qui donne le « la » à droite. Il avait déjà revendiqué la paternité du débat sur l'identité nationale. Ce lundi, il détaillera son « pacte majoritaire » appuyé sur trois « piliers » : des « réformes vitales pour les Français », comme celle des retraites et la réduction des déficits, les questions de l'emploi, de la justice sociale et de la compétitivité, et enfin les valeurs de la République, à travers la sécurité à l'école et la burqa.Idéologiquement combatif face aux leaders de la gauche, Jean-François Copé n'a pas hésité jeudi à rappeler publiquement à l'ordre la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Chantal Jouanno, sur la taxe carbone. un « régulateur »Il a géré les mouvements de colère des députés UMP, apparaissant comme un « régulateur » selon plusieurs de ses collègues. Il espère désormais convaincre Nicolas Sarkozy de quelques ajustements de la réforme territoriale. Mais en gardant sa liberté. Il doit inaugurer prochainement la 82e antenne de son club Génération France, ébauche d'écurie présidentielle. H. F.

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