L'Académie des sciences refroidit les thèses des climato-sceptiques

La remise du rapport de l'Académie des sciences sur le changement climatique hier jeudi, à la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche Valérie Pécresse, révèle un scoop : Claude Allègre n'est plus climato-sceptique ! Le scientifique joint par « La Tribune » confirme « qu'il a bien signé le rapport » comme l'ont fait « unanimement », selon le président de l'Académie Jean Salençon, l'ensemble des scientifiques ayant participé à sa rédaction. Cette contribution scientifique fut demandée en avril dernier par Valérie Pécresse et en coulisses par la secrétaire d'État à l'écologie Chatal Jouanno, afin de contrer une offensive des climato-sceptiques qui faisait rage à l'époque, notamment incarnée par l'ancien ministre de l'Éducation nationale dans son livre « l'imposture climatique » mais aussi par le géophysicien Vincent Courtillaud.La vérité dépasse la boutade. Claude Allègre admet avoir signé un rapport qu'il « n'aurait cependant pas écrit comme ça ». « C'est un rapport de compromis, qui fait état des nombreuses incertitudes scientifiques qui planent autour du réchauffement climatique », précise le scientifique qui continue de défendre ses thèses et maintien que « l'action du CO2 sur le réchauffement est possible mais pas prouvée et que le CO2 n'en est pas le seul responsable ». Pour l'essentiel, l'Académie des sciences abouti à des conclusions opposées et bien plus tranchées. Selon ses rapporteurs Jean-Loup Puget et René Blanchet les émissions de gaz à effet de serre et principalement le C02 sont bien à l'origine du récent réchauffement planètaire et sont bien d'origine humaine. Polémique scientifiqueDes assertions que contestent vivement les climato-sceptiques qui estiment notamment que la surchauffe du climat est d'abord due à l'action du soleil. Ce que le rapport de l'Académie ne consteste pas mais relativise considérablement. Au-delà de la polémique scientifique, l'Académie vient de s'immiscer malgré elle dans le débat politique. En affirmant que le réchauffement de la planète est dû aux activités humaines elle valide la nécessité de mener une politique contre le changement climatique. Et fait ressortir par contraste et en négatif, les multiples renoncements du Grenelle de l'environnement.

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