Strauss-Kahn en père la rigueur de la Roumanie

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Pendant longtemps, les autorités roumaines ont cru passer à travers la crise économique, qui sévissait déjà durement en Europe de l'Ouest. Etourdie par une croissance moyenne de 5,9 % entre 2000 et 2008, renforcée par l'adhésion du pays à l'Union Européenne en 2007, la Roumanie se sentait intouchable. En mars 2009, lorsque le gouvernement a contracté un prêt de 20 milliards d'euros aux principales institutions financières internationales, dont 12,9 milliards au FMI, le président, Traian Basescu, parlait d'une simple « ceinture de sécurité ». Mais les choses ont bien changé, et le pays où débarque ce mardi Dominue Strauss-Kahn, après son étape polonaise, est tout simplement dans une situation économique catastrophique. Le plan d'austérité imposé par le FMI, retardé par une crise politique et les élections présidentielles de cet automne, a conduit les autorités de Bucarest à prévoir la suppression de 100.000 postes dans la fonction publique en 2010. à cela s'ajoutent des licenciements massifs dans le secteur privé : 200.000 entre septembre 2008 et août 2009 selon les statistiques officielles. Le taux de chômage est passé de 4,2 % à 8,3 % en deux ans, et l'on attend plus d'un million de chômeurs dans les mois à venir. « L'éventualité que la Roumanie connaisse le même sort que la Grèce est peu probable, car son économie reste bien plus saine et le potentiel de croissance pour les investisseurs étrangers bien plus élevé », tempère l'analyste financier Laurentiu Rosoiu.

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