Luc Chatel veut rendre accessible tous les services d'orientation

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En plaçant le sujet au coeur de ses réformes (lycée, décrochage scolaire...), Luc Chatel s'est fait fort de reprendre à son compte la bataille de l'orientation. Jeudi 29 avril, le ministère de l'Education nationale a généralisé à toute la France la plate-forme Internet Monorientationenligne.fr. Lancé par son prédécesseur Xavier Darcos en mars 2009, ce chantier a été mené à bien par l'Office national d'information sur les enseignements et les professions (Onisep).« Ce portail constitue un point d'accès unique et permet une mise en contact immédiate », explique Pascale Charvet, le directeur de l'Onisep. Mixant tchat, mails et téléphone, ce service vise à être accessible au plus grand nombre, notamment les publics défavorisés en terme d'information. Les experts de l'Onisep informent, aiguillent, fournissent des pistes nationales mais aussi régionales (via des têtes de réseau à Amiens, Bordeaux, Grenoble, en Ile-de-France, à Nantes, Fort de France et bientôt à la Réunion et les 28 délégations régionales de l'Onisep). Mais, rassure le ministère, pas question pour autant qu'ils se substituent aux conseillers d'orientation de terrain.RéticencesCar c'est là l'une des craintes de la communauté éducative : « Ce type de service ne doit pas devenir un alibi », prévient Thierry Cadart, secrétaire général du Sgen-CFDT. « Le portail est un premier point d'entrée. Après, le rôle des conseillers d'orientation et des 570 centres d'information et d'orientation (CIO), est clairement renforc頻 , assure-t-on rue de Grenelle. De fait, en cas de besoin particulier, rendez-vous peut être pris via la plate-forme dans un CIO « afin que la médiation humaine soit toujours présente ». A ce jour, c'est le cas pour 10 % des demandeurs. Mais la mission des 4.000 conseillers d'orientation, appelés à participer à la plate-forme, devra évoluer à l'aune de ces nouveaux services et conformément à la loi de novembre 2009 relative à l'orientation et à la formation tout au long de la vie. Le groupe de travail mis en place fin 2009 à cette fin rendra ses conclusions en juin. Pour l'heure, les syndicats, qui dénoncent le non-remplacement de 5 départs sur 6, se montrent réticents. C. J.

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