à Air France-KLM, Pierre-Henri Gourgeon prône le retour au jeu collectif

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Le message de Pierre-Henri Gourgeon, directeur général d'Air France-KLM et d'Air France, est révélateur de la période de transition mais aussi d'incertitudes que traverse la compagnie aérienne. Après les bons résultats des années passées, elle se trouve plongée dans la tourmente. « Les verbes d'action sont utilisés au passé composé (?Nous avons réalisé?, ?Nous avons créé?, etc.). Cela indique que l'action est terminée, donc place à la réaction. La multiplication de ces verbes réactifs (?adapter?, ?supprimer?, ?résister?, ?redresser?, ?compenser?, etc.) peut également signifier que le patron a certes une volonté d'agir, mais qu'il reste impuissant vis-à-vis de l'environnement?: au lieu d'agir, il ne peut que réagir », décryptent finement les professeurs Bournois et Point, lorsqu'ils analysent les 1.231 mots rédigés par le patron de la compagnie aérienne, une lettre dans la longueur moyenne de celles des autres patrons du CAC 40.Cependant, les deux universitaires lèvent une autre hypothèse?: « Le discours du patron d'Air France-KLM fait partie des discours des PDG du CAC?40 mobilisant le plus de verbes de réaction. Ces verbes sollicités dans la missive de Pierre-Henri Gourgeon témoignent d'un réajustement nécessaire du groupe. » Face à la crise, le dirigeant s'appuie en tout cas sur la valeur traditionnelle de la compagnie aérienne qui l'a déjà sauvée il y a quinze ans. Les deux universitaires constatent?: « Air France-KLM est le quatrième groupe du CAC 40 ayant le plus recours à la première personne du pluriel. Il s'agit de renvoyer à un collectif, au groupe tout entier. » P. J.

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